Question : Certains milieux médicaux penchent vers l’usage des embryons avortés dans les opérations de greffe d’organes… Comment juger cette pratique ?
Réponse
Louange à Allah
Il y a actuellement dans le monde un commerce qu’on appelle le commerce
des embryons. Les médecins qui y sont impliqués provoquent des avortements
délibérés afin de disposer d’organes ou de cellules d’embryons qu’ils mettent
ensuite en vente pour qu’on puisse en extraire des injections qui peuvent
profiter à certains vieux richards et d’autres.
Cette opération relève des plus grands crimes et implique la mise à mort
d’âmes innocentes et une agression délibérée pour donner la mort dans le but
de gagner de l’argent. C’est une grande injustice dont le jugement est clair
et net.
Quant au jugement de l’usage des embryons comme une source d’approvisionnement
pour la greffe des organes, il a fait l’objet d’une recherche menée au sein
de l’Académie Islamique de Jurisprudence, qui a permis de formuler l’avis
que voici :
Premièrement, il n’est permis d’utiliser des embryons comme source d’organes à greffer
pour une autre personne que dans des cas définis avec des critères à observer
nécessairement :
a) Il n’est pas permis de provoquer un avortement dans le seul but d’utiliser
les organes de l’embryon pour les greffer pour une autre personne. Il faut
se contenter des résultats des avortements naturels et ceux provoqués sur
la base d’une excuse légale. Encore qu’il faille éviter de recourir à l’avortement
thérapeutique, quand il ne s’avère pas indispensable pour sauver la vie de
la mère.
b) Si l’embryon est susceptible de survivre normalement, la thérapeutique
doit s’exercer dans le sens de la préservation de sa vie au lieu de rendre
possible son exploitation dans les greffes d’organes. Même quand il n’est
pas susceptible de survivre, on ne peut utiliser ses organes qu’après sa mort
et dans le respect des conditions légales.
Deuxièmement, il n’est absolument pas permis que les opérations de greffe d’organes
soient régies par des considérations strictement commerciales.
Troisièmement, la supervision des opérations de greffe d’organes doit être confiée
à une structure spécialisée sûre. Allah le sait mieux.
