A propos de la zakat à prélever sur les bijoux, devrais-je amener l’or à un bijoutier pour en faire une juste évaluation en fonction du prix de l’or ? Les bijoutiers offrent pour de l’or déjà utilisé un prix inférieur à celui actuel de l’or .

Louanges à Allah

Quand l’or atteint le
minimum imposable qui est de 85 grammes et reste immobilisé pendant un an,
il faut en prélever 2.5% ou le prélever de sa valeur  c’est-à-dire son prix
sur le marché au moment où l’on a à acquitter la zakat. Ce prix est le plus
souvent inférieur à celui de l’or nouveau.

Cheikh Ibn Outhaymine
(Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « cela étant,
la femme doit évaluer le prix des bijoux qu’elle possède, soit en se référant
au prix d’achat, soit en l’augmentant, soit en le diminuant. Après l’évaluation,
elle prélève 2.5% c’est-à-dire 1/40. Ce qui donne 2,5 rial pour 100 rials
et 25 rials pour mille rials et ainsi de suite. Pour y parvenir, il faut estimer
la valeur  de 1 sur 40 et le résultat représente la somme à donner à titre
de zakat. Ceci la rend quitte et libérée du châtiment de l’enfer et ne la
nuit en rien.

Le même cheikh (Puisse
Allah lui accorder Sa miséricorde) a été interrogé en ces termes : « la
zakat à prélever sur les bijoux doit-elle être calculée sur la base du prix
d’achat ou du prix actuel chaque année au moment de l’acquittement de la zakat ? »

Il a répondu ainsi :
« la zakat à prélever sur les bijoux est à prélever chaque année ;
elle ne doit pas être calculée sur la base du prix d’achat, mais en fonction
du prix pratiqué à la fin de l’année. À supposer que l’intéressée ait
acheté de l’or pour dix mille rials et qu’une année plus tard cet or ne veut
plus que cinq mille, elle calculera sa zakat sur la base de cette dernière
somme. En revanche, si elle avait acheté son or à cinq mille et qu’à la fin
de l’année légale, la valeur de son or passe à dix mille rial, elle calcule
sa zakat sur la base de dix mille rials, puisque c’est la réalité au moment
où l’acquittement de la zakat s’avère obligatoire.

Allah est le garant de
l’assistance.

Extrait du Recueil des
Fatwa du Cheikh, Vol. 18. Question n° 18 et 58. Allah le sait mieux.