Question : Comment juger les bébés éprouvettes ?
Réponse
Louange à Allah
Cette question a été largement examinée au sein de l’Académie Islamique
de Jurisprudence et elle a émis à son propos la résolution que voici
Premièrement, les cinq méthodes suivantes sont absolument interdites par la religion
pour elles-mêmes ou pour leurs conséquences qui se traduisent par le brouillage
des généalogies et la perte de filiation maternelle et d’autres effets jugés
religieusement pervers.
La première consiste à procéder à une fécondation in vitro réunissant un spermatozoïde
prélevé sur un homme et un ovule prélevé sur une femme qui n’est pas son épouse,
puis placer l’ovule fécondé dans l’utérus de l’épouse de l’homme en question.
La deuxième méthode consiste à procéder à une fécondation impliquant un spermatozoïde
prélevé sur un donneur anonyme et un ovule fécondé dans l’utérus de l’épouse
susmentionnée.
La troisième consiste à procéder à une fécondation in vitro impliquant des éléments
prélevés sur un couple et implantés dans l’utérus d’une porteuse bénévole.
La quatrième consiste à procéder à une fécondation in vitro réunissant des éléments
empruntés à un homme et une femme étrangers l’un à l’autre pour implanter
l’ovule fécondé dans l’utérus d’une épouse.
La cinquième consiste à procéder à une fécondation in vitro impliquant des éléments
prélevés sur deux époux, puis à les transplanter dans l’utérus d’une co-épouse.
Deuxièmement, les sixième et septième
méthodes peuvent être utilisées au besoin, pourvu de prendre toutes
les précautions qui s’imposent :
La sixième méthode consiste à procéder à une fécondation in vitro impliquant un
spermatozoïde prélevé sur le mari et un ovule prélevé sur son épouse, puis
à transplanter l’embryon dans l’utérus de l’épouse.
La septième méthode consiste à procéder
au prélèvement d’un spermatozoïde sur le mari pour sa transplantation dans
l’utérus de l’épouse afin que la fécondation s’y déroule.
Ces opérations comportent des effets
pervers tels que le dévoilement de l’organe génital de la femme, l’éventualité
d’erreurs dans les laboratoires. À cela s’ajoute ce qui pourrait provenir
de certains personnels hospitaliers de faible moralité capables de violer
la déontologie de leur profession en procédant à des substitutions délibérées
pour assurer la réussite d’une opération et réaliser ainsi un gain matériel.
C’est pourquoi cette question nécessite une grande vigilance. Allah le Très
Haut le sait mieux.
