Question : Est-il permis à la femme en période de menstruation de pratiquer l’invocation ? Comment s’y prendre correctement ?
Réponse
Louange à Allah
Dans le livre intitulé : Fatawa islamiyya,1/239, on trouve
la question suivante : est-il permis à la femme en période de menstruation
de procéder à la lecture de livre d’invocation le jour d’Arafa en dépit de
la présence de versets coraniques dans les livres ? Il n’y a aucune gêne
à ce que la femme en période de menstruation et celle qui vient d’accoucher
lisent les invocations qui figurent dans les guides de pèlerins. Il n’y a
plus aucune gêne à ce qu’elles lisent le Coran car aucun texte authentique
et clair ne vient le leur interdire.
L’interdiction de lire le Coran s’applique exclusivement à toute personne
qui vient d’avoir des rapports intimes et qui ne s’est pas encore rituellement
lavée compte tenu d’un hadith rapporté par Ali (P.A.a) dans ce sens.
Quant à la femme en période menstruelle et celle qui vient d’accoucher,
elles sont particulièrement concernées par le hadith d’Ibn Omar qui dit :
« La femme en période menstruelle et la personne qui a eu des rapports
intimes et qui n’a pas procédé au bain rituel ne doivent pas lire le Coran. »
Mais ce hadith est faible parce que rapporté par Islamîl Ibn Iyash d’après
les Hidjaziens (Or il est rapporté d’eux).Mais la femme qui se trouve dans
l’état susindiqué peut lire le Coran sans le toucher ; elle peut aussi
réciter de mémoire.
Quant à l’auteur de rapports intimes qui n’a pas procédé au bain rituel,
il ne lui est pas permis ni de lire le Coran ni de réciter de mémoire aussi
long temps qu’il n’aura pas pris ledit bain. La différence entre l’impureté »
rituelle issue de menstrues et celle inhérente à l’acte sexuel est que le
temps du dernier état est très court. Cela peut ne pas durer long temps et
il revient à l’intéressé de se laver s’il le désire ou de se contenter d’une
purification à l’aide du sable en cas de l’impossibilité de l’usage de l’eau.
Une fois cela fait, il peut prier et réciter le Coran.
Quant à la femme en période menstruelle et celle qui vient d’accoucher,
leur sort n’est pas en leurs maisons, mais il dépend d’Allah le Puissant et
Majestueux. La menstruation et les couches durent des jours. Pour tenir compte
de cette durée, il leur est permis de lire le Coran afin de ne pas l’oublier
et de ne pas être privés en mérite de sa lecture et de l’apprentissage des
dispositions religieuses contenues dans le livre d’Allah. Elles sont a priori
autorisées à lire dans les livres qui constituent un mélange fait d’invocations,
de versets coraniques et de hadith. Voilà ce qui est exact, le plus juste
de deux avis émis par les ulémas (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde)
Cheikh Ibn Baz.
La question suivante a été posée:
–
Il m’arrive de lire certains commentaires du Coran
alors que je ne suis pas en état de propreté rituelle…Pendant mon cycle menstruel,
par exemple. Est-ce que cela m’est permis ?Ai-je commis un péché en le
faisant ?
–
Il n’a aucune gêne à ce que la femme en période
menstruelle et celle qui vient d’accoucher lisent des commentaires du Coran
ou le texte de celui-ci pourvu de ne pas y toucher, selon le plus juste des
avis des ulémas. Quant à la personne qui a eu des rapports intimes et qui
n’a pas pris le bain rituel, il ne lui est permis en aucun cas de lire
le Coran avant de prendre ledit bain. Cependant, il peut lire les commentaires
et les hadith et d’autres (textes religieux) sans y inclure les versets coraniques
qui y figurent.Ceci repose sur un hadith sûr du Prophète (bénédiction et salut
soient sur lui) selon lequel rien n’empêchait ce dernier de lire le Coran,
hormis l’impureté rituelle liée à l’acte sexuel. Il est également rapporté
du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) selon un hadith cité par
l’imam Ahmad et transmis grâce à une bonne chaîne : « Quant à la
personne entachée d’une impureté due à l’acte sexuel, il ne lui est pas permis
de lire même pas un sel verset du Coran. »
