Qu’en est il de la récitation du saint Coran à l’ouverture des
cérémonies et des colloques?

Louanges à Allah

La Sunna ne prévoit pas une telle pratique. A notre
connaissance, ni  le prophète (Bénédiction et salut
soient sur lui) ni ses compagnons ne l’ont  
enseignée.  La systématisation de la pratique 
relève de l’invention dans la religion. Or le meilleur
enseignement est celui du Prophète Muhammad (Bénédiction et
salut soient sur lui).

Cheikh Muhammad ibn Salih al-Outhaymine (Puisse Allah lui
accorder Sa miséricorde) a été interrogé à propos  de la
direction d’une école qui veut faire démarrer les programmes
de la radio scolaire chaque jour par la récitation de versets
du saint Coran. Voici sa réponse: « Il convient de ne pas
institutionnaliser cette pratique qui consiste à commencer
les programmes par la lecture du saint Coran car le fait de
commencer par cette lecture est un acte cultuel. Or un tel
acte doit avoir un fondement religieux. Je ne sache pas que
la loi religieuse ait recommandé aux membres de la communauté
de Muhammad de commencer leurs discours , conférences et
activités pareilles par la récitation de versets du saint
Coran.

Cependant, si quelqu’un récite des versets qui correspondent
au sujet à traiter dans la conférence en guise d’introduction
et afin que le conférencier revienne sur les versets récités
pour les commenter, ce serait bien et sans inconvénient.
C’est par exemple le fait de  précéder une conférence
traitant du jeûne par la récitation de versets abordant le
jeûne ou de faire précéder une conférence traitant du
pèlerinage de la récitation de versets évoquant le
pèlerinage, tout cela ne fait l’objet d’aucun inconvénient.
Car il ne s’agit que d’introduire la conférence par des
éléments appropriés. Quant à la systématisation de la
pratique chaque fois qu’il y a une conférence, elle ne
correspond pas à la Sunna.»


http://www.ibnothaimeen.com/all/noor/article_8296.shtml

Cheikh Baker Abou Zayd dit: « Figure parmi les pratiques
innovées qui ne relèvent pas de l’enseignement des ancêtres
pieux de la Umma le fait de s’imposer l’ouverture des
conférences, des réunions, des assemblées, des congrès et des
colloques par la récitation de versets du saint Coran. Je ne
sache pas que cela soit arrivé dans l’histoire des musulmans
avant l’an 1342 de l’Hégire du Prophète (Bénédiction et salut
soient sur lui). Auparavant cela n’existait pas.

Le messager du Maître des univers est le modèle à suivre pour
la Umma. Or rien dans ses enseignements ne prouve qu’il avait
adopté une telle pratique quand il rassemblait  ses plus
imminents compagnons pour discuter des affaires importantes.
Il en est de même pour les califes bien guidés venus après
lui qui s’étaient réunis à la saquifa (immédiatement
après le décès du Prophète) et par la suite. Les générations
suivantes qui ont bien assumé l’héritage n’ont pas connu
ladite pratique.

Tout cela s’applique à l’ouverture d’une activité légitime.
Quant il s’agit d’une activité appréhendée, réprouvée ou
interdite, il est interdit par la loi religieuse de la
commencer par la récitation du Coran étant donné le caractère
illicite de l’activité et pour éviter d’exposer la parole
d’Allah Très haut à la banalisation en la lisant dans une
assemblée interdite  comme celles marquant les
compétitions illicites portant sur des jeux interdits se
déroulant sur des terrains de football, de lutte , de boxe,
de combat d’animaux, de courses automobile, de motos, etc.
entre autres compétitions interdites et aboutissant à des
conséquences prohibées.» extrait de Tashih
ad-Dou’aa, p.298.