J’éprouve une intense soif pendant les journées du Ramadan au point de vomir, d’avoir des vertiges et de souffrir d’une faiblesse générale du corps. Ce qui me fait boire de l’eau à contre coeur. Mais j’observe mes prières et perpétue le rappel d’Allah et la lecture du Coran.

Louanges à Allah

Allah Très-haut a soumis le jeûne à une législation très souple d’après ce qu’Il dit dans les
versets relatifs au sujet: « Et quiconque est malade ou en
voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. –
Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous » (Coran,2:185). Allah Très-haut permet ainsi au malade
de ne pas observe le jeûne. La maladie qui
justifie la non observance du
jeûne est celle que ce dernier risque d’aggraver ou de
retarder la guérison ou peut provoquer. Ceci
est déjà expliqué dans le cadre de la
réponse donnée à la
question

12488
.

Cela étant, si l’observance du jeûne par l’auteur de la question entraîne chez elle
vomissements, vertiges et faiblesse générale , il n’y a aucun inconvénient pour elle de
s’en abstenir. Mais elle devra le
rattraper  si elle peut le
faire. Autrement, elle devra nourrir un pauvre pour chaque jour à jeûner.

Cheikh Muhammad ibn Salih al-Outhaymine (Puisse Allah lui
accorder Sa miséricorde) a été interrogé en ces termes: « Comment juger celui
qui interrompt un jeûne obligatoire à cause de la soif? » Voici sa réponse : « Il est interdit à toute personne qui
observe un jeûne obligatoire,
comme celui du Ramadan ou son rattrapage ou celui entrepris à titre expiatoire ou
de rachat, de l’interrompre. Si
toutefois, on éprouve une soif qui risque de
lui porter préjudice, voire de l’emporter, on peut sans aucun
inconvénient  mettre fin au jeûne. »   Voir Madjmou fatawa Cheikh Ibn Outhaymine 19/question n° 149.

Allah le sait mieux.