Qu’en est de la présentation de félicitation pour la fête par anticipation?
Louanges à Allah
La présentation de félicitation relève des
choses licites. Les compagnons (P.A.a) les échangeaient.
Ibn Qoudamah (Puisse
Allah lui accorder Sa miséricorde) dit:«Ibn Aquil a
cité des hadiths relatifs aux félicitations présentées lors de la fête. Fait
partie desdits hadiths celui selon lequel Muhammad ibn Ziad
dit: je me trouvais avec Abou Oumamah al-Bahili et d’autres compagnons du Prophète (Bénédiction
et salut soient sur lui). Quand ils revenaient de la fête, ils se disaient les
uns aux autres: «Puisse Allah agréer de
vous et de nous (nos œuvres).» Selon Ahmad, la chaîne de transmission du hadith
d’Abou Oumamah est bonne.» Extrait d’al-Moughni (2/130).
Ce qui apparaît à travers la pratique reçue des
compagnons est qu’ils échangeaient des félicitations après la prière de la
fête. Si on s’en tentait là, ce serait bien puisqu’on aurait perpétué la
conduite des compagnons du prophète (Bénédiction et salut soient sur lui). Si
on présentait les félicitations avant la fête, cela ne représente apparemment
aucun inconvénient, s’il plait à Allah. En effet, l’échange de félicitations
relève du chapitre des coutumes, chapitre où il y a une grande latitude et où
l’on peut se référer à la coutume en vigueur.
Le chafiite ach-Charwani (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde)
dit: « Ses propos: au jour de la fête permet de comprendre que les
félicitations ne sont pas prévues au cours des deux jours suivant celui de la
fête du Sacrifice ni au lendemain de la fête de fin de jeûne. Cependant la
pratique courante veut qu’on continue de les échanger au cours des jours
évoqués; ce qui ne représente aucun inconvénient puisqu’il s’agit de témoigner
de l’affection et d’exprimer sa joie. L’emploi de l’expression au jour de la
fête indique encore que le temps de
présentation des félicitations commence à l’aube du jour de fête non à l’entrée
de la veille, contrairement à ce qu’on lit dans certains commentaires
marginaux.» On peut dire là aussi qu’il n’y a aucun inconvénient à le faire si
cela est de coutume, pour la même raison ci-dessus évoquée, à savoir
l’expression de l’affection et de la joie. ]Le prolongement du temps de présentation des
félicitations[
trouve un appui dans la recommandation de prononcer des takbir (Allahou
Akbar)depuis la veille du jour de fête.» Extrait de Hawachi
ach-Charwaani alaa Touhfatoul Mouhtadj (2/57).
Allah le sait mieux.
