Pourquoi est-il difficile aux musulmans de croire que le Christ fut crucifié pour expier nos pêchés ? Pourquoi refusent-ils de reconnaître le bien fondé de l’idée de crucifixion ?
Louanges à Allah
Quant au refus par les musulmans d’admettre
l’idée, il n’est ni étonnant ni étrange puisque le Coran, auquel ils croient
et dont ils admettent les informations, a nié catégoriquement cette idée.
A ce propos, Allah le Très Haut a dit : «et à cause de leur parole: « Nous
avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d’ Allah »…
Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié; mais ce n’était qu’un faux semblant!
Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l’incertitude: ils
n’en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures
et ils ne l’ont certainement pas tué, » (Coran, 4 : 157).
C’est plutôt aux chrétiens qui ont rendu
les dogmes de la crucifixion et de la Rédemption si importants qu’ils constituent
la dense de leur religion [de s’expliquer].
Ce qui est étonnant, c’est
qu’ils entretiennent une divergence de vues à propos de la Croix. Ce qui trahit
leur tâtonnement quant à l’origine de cette histoire inventée ! Certes,
tout ce qui touche à la crucifixion fait l’objet d’une divergence entre les
Evangiles et entre les historiens.
Leurs divergences de vues a porté sur l’heure
du dernier dîner qui, selon eux, fut un des signes précurseurs de la crucifixion.
Leurs divergences a porté encore sur le disciple traître qui a dénoncé le
Seigneur Christ. La dénonciation eut elle lieu un jour au moins avant le dernier
dîner, comme le rapporte Luc ou pendant le dernier dîner après que le Christ
lui eut donné une bouchée, comme le rapporte Jean ?
Est-ce le Christ qui porta la Croix comme
le rapporte Jean, conformément à la coutume suivie avec les crucifiés d’après
les propos de Neytinham ? Est-ce plutôt Sâman de Kairouan, comme le rapportent
les trois autres ?
Puisqu’ils mentionnent que deux voleurs
furent crucifiés en même temps que Jésus et que l’un était placé à sa droite
et l’autre à sa gauche. Quelle fut l’attitude de ces deux crucifiés à l’égard
du Christ crucifié, selon leurs prétentions?
Les voleurs le critiquèrent-ils à cause
de sa crucifixion ? Lui demandèrent-ils pourquoi son Maître l’avait-il
livré à ses ennemis? Est-ce, seul l’un d’entre eux l’aurait-il traître ainsi
tandis que l’autre aurait crié devant son compagnon pour l’amener à se taire ?
Et puis à quelle heure la crucifixion eut-elle
lieu? A trois heures, comme le rapporte Marc ou à six heures comme le rapporte
Jean ? Que se passa-t-il après la prétendue crucifixion ?
Certes Marc rapporte que le rideau du Temple
se déchira du haut au bas. Et Mathieu ajoute que la terre trembla, les rochers
se fendirent et de nombreux saints se levèrent de leurs tombes, entrèrent
dans la ville sainte et apparurent devant les foules. Quant à Luc, il rapporte
que le Soleil s’assombrit et que le rideau du Temple se déchira au milieu
et que, quand le commandant des Cent vit ce qui s’était passé, il glorifia
Dieu en disant : que cet homme est loyal ! Quant à Jean, il n’en
sait rien ! »
Ces points faibles et indices de nullité
ne constituent pas tout le contenu de l’histoire de la crucifixion. Celui
qui suit les détails de cette histoire telle que rapportée dans les Evangile
se rend compte de leurs grandes divergences à propos de l’histoire et de ses
circonstances qui rendent impossible d’y croire entièrement et de savoir ce
qu’il faut en retenir comme vérité.
Combien est difficile cette tentative
désespérée visant à colmater les brèches et à dissimulés les défauts de livres
altérés. Allah, l’Incommensurable a dit vrai quand il dit dans Son livre bien
gardé ; « Ne méditent- ils donc pas sur le Coran? S’ il provenait
d’ un autre qu’ Allah, ils y trouveraient certes maintes contradictions!» (Coran, 4 : 82).
C’est comme la tentative d’un naïf villageois
qui cherche à convaincre les savants que les bombes atomiques sont fabriquées
à partir des tiges de maïs, selon l’expression d’un prédicateur !
En plus de l’impossibilité de se fier aux informations
véhiculées par des évangiles altérés dont les adeptes eux-mêmes reconnaissent
qu’elles ne furent pas révélées au Christ comme telles et ne furent pas écrites
de son vivant,et que tous les témoins en charge n’assistèrent pas à l’événement
dont ils témoignèrent, comme le dit Marc (14/50). » Alors tous l’abandonnèrent,
et prirent la fuite. »
Devant cet événement qui ne fit l’objet
du témoignage d’aucun témoin oculaire, toute les conjectures sont permises.
L’imagination est comme la poésie ; plus elle s’enfonce dans le mensonge
plus douce elle est !
Complétons notre propos relatif à la légende de la crucifixion
du Christ (PSL) par les prédictions rapports par les Evangiles concernant
sa protection contre l’exécution.
Une fois, les Pharisiens
et ces grands rabbins envoyèrent des grandes pour l’arrêta et il leur dit :
« . Les pharisiens entendirent la foule murmurant de lui ces choses.
Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens envoyèrent des huissiers
pour le saisir.
–Jésus dit: Je suis encore avec vous pour un peu de temps,
puis je m’en vais vers celui qui m’a envoyé.
Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et vous ne
pouvez venir où je serai. » [Jean, 7/ 32-34].
Dans une autre situation,
il dit : « . Jésus leur dit encore: Je m’en vais, et vous me chercherez,
et vous mourrez dans votre péché; vous ne pouvez venir où je vais.
Sur quoi les Juifs dirent: Se tuera-t-il lui-même,
puisqu’il dit: Vous ne pouvez venir où je vais? Et il leur dit: Vous êtes
d’en bas; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas
de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés;
car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. Qui
es-tu? lui dirent-ils. Jésus leur répondit: Ce que je vous dis dès le commencement.
J’ai beaucoup de choses à dire de vous et à juger en vous; mais celui qui
m’a envoyé est vrai, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis au monde.
Ils ne comprirent point qu’il leur parlait du
Père.
–Jésus donc leur dit: Quand vous aurez élevé
le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez ce que je suis, et que je ne fais
rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m’a enseigné.
Celui qui m’a envoyé est avec moi; il ne m’a
pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable.
» [Jean, 8/21-29].
Et puis il revint leur dire enfin : « Car,
je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez:
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!»
[Mathieu, 23/34] et « Comme Jésus s’en allait, au sortir du temple,
ses disciples s’approchèrent pour lui en faire remarquer les constructions»
[24/1]. Voir encore : « Voici, votre maison vous sera laissée; mais,
je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce que vous disiez: Béni soit
celui qui vient au nom du Seigneur! » [Luc, 13/35].
D’après ces textes et d’autres, le Christ était
sûr que Dieu ne le livrerait pas à ses ennemis : « Voici, l’heure
vient, et elle est déjà venue, où vous serez dispersés chacun de son côté,
et où vous me laisserez seul; mais je ne suis pas seul, car le Père est avec
moi.
Je vous
ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations
dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » [Jean, 16/32-33].
Voilà pourquoi, les passants, voire tous ceux
qui auraient assisté la prétendre mise en scène concernant la crucifixion
se seraient moqués du Christ
–
Combien il fût éloigné d’une
telle situation ! (PSL).
–
Comme le dit l’auteur de cette évangile : «. Là-dessus, Jésus alla avec
eux dans un lieu appelé Gethsémani, et il dit aux disciples: Asseyez-vous
ici, pendant que je m’éloignerai pour prier.
. Il prit avec lui Pierre et les deux fils de
Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses.
Il leur dit alors: Mon âme est triste jusqu’à
la mort; restez ici, et veillez avec moi.
Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se
jeta sur sa face, et pria ainsi: Mon Père, s’il est possible, que cette coupe
s’éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.
Et il
vint vers les disciples, qu’il trouva endormis, et il dit à Pierre: Vous n’avez
donc pu veiller une heure avec moi! » [Mathieu, 26/36-40].
Mais il semble que la certitude du Christ
à propos de la compagnie que Dieu lui tenait s’ébranla d’après les récits
de leurs évangiles altérés – Combien Jésus fut éloigné de ce qu’ils disent !
Décrivant la même scène, Luc dit : « Étant
en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux
de sang, qui tombaient à terre.»Luc, 22/44). Puisque l’on se moqua ainsi des
prétentions du Christ, selon eux et puisque le Christ avait cru que Dieu était
avec lui et ne l’abandonnerait pas, il était logique l’auteur termine cette
scène dramatique par une séquence de désespoir dans laquelle le Christ regrette
et laisse apparaître sa déception à propos de la compagnie divine. Combien
Allah transcende les propos des injustes ! L’auteur menteur dit :
« Avec lui furent crucifiés deux brigands, l’un à sa droite, et l’autre
à sa gauche.
Les passants l’injuriaient, et secouaient la
tête,
en disant: Toi qui détruis le temple, et qui
le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends
de la croix!
Les principaux sacrificateurs, avec les scribes
et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient:
Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver
lui-même! S’il est roi d’Israël, qu’il descende de la croix, et nous croirons
en lui.
Il s’est confié en Dieu; que Dieu le délivre
maintenant, s’il l’aime. Car il a dit: Je suis Fils de Dieu.
Les brigands, crucifiés avec lui, l’insultaient
de la même manière.
Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième,
il y eut des ténèbres sur toute la terre.
Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une
voix forte: Elie, Elie, lama sabachthani? C’est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m’as-tu abandonné?
Quelques-uns de ceux qui étaient là, l’ayant
entendu, dirent: Il appelle Élie.» [Mathieu, 27/38-47] « Les passants
l’injuriaient, et secouaient la tête, en disant: Hé! toi qui détruis le temple,
et qui le rebâtis en trois jours,
sauve-toi toi-même, en descendant de la croix!
Les principaux sacrificateurs aussi, avec les
scribes, se moquaient entre eux, et disaient: Il a sauvé les autres, et il
ne peut se sauver lui-même!
Que le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant
de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions! Ceux qui étaient
crucifiés avec lui l’insultaient aussi.
La sixième heure étant venue, il y eut des ténèbres
sur toute la terre, jusqu’à la neuvième heure.
Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix
forte: Eloi, Eloi, lama sabachthani? Ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m’as-tu abandonné?
Quelques-uns
de ceux qui étaient là, l’ayant entendu, dirent: Voici, il appelle Élie.» [Marc, 15/29-35].
Maintenant que nous savons ce que vaut
cette histoire une fois soumise à la critique, nous pouvons en déduire que
les dogmes de la Rédemption et du sacrifice qu’elle sous-tend sont comme elle.
Voir encore sur le dogme de la Rédemption chez les Chrétiens la question n° 42573.
Allah
est celui qui assiste et guide sur le chemin droit. Il n’y a pas de maître
en dehors de lui.
