Je vis en France. Ma femme va rentrer en Syrie pour y accoucher. J’ai lu dans votre site les dispositions régissant le baptême mais je voudrais vous demander ceci: est il permis de retarder la date du baptême jusau’à mon départ pour la Syrie dans quelques mois s’il plaît à Allah ou faut il égroger un mouton après l’accouchement du bébé? Faut il mandater quelqu’un pour acheter le mouton, l’égorger et en disttribuer la viande?
Louanges à Allah
Premièrement,
la célébration du baptême es recommandée
par la Sunna. Elle n’est pas obligatoire. Celui qui s’en passe ou la retarde
n’encourt rien, même s’il se prive
d’un mérite et d’une récompense, s’il ne la fait tout en étant capapble de la faire. Voir la réponse donnée à la question n° 38197.
Deuxièmement, la Sunna veut que
le baptême soit célébré au 7e jour. Le retarder
au-delà de ce jour est contraire à la Sunna, compte tenu
de la parole du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui):
«Tout garçon dépend de son baptême (le sacrifice qui le marque);
on l’égorge au 7e jour, rase l’enfant et lui donne un nom.» (Rapporté par Abou Dawoud,2839 et jugé authentique
par Cheikh al-Albani dans sahih Abou
Dawoud).
Al-Layth ibn Saad
dit: «On procède au
sacrifice marauant le baptême
d’un enfant au septième jour après sa naissance. Si on ne possède pas un sacifice en ce moment, qu’on le fasse plus tard puisqu’il n’est pas obligatoire de le faire
au 7e jour.» Extrait de Touhfatoul Mawdoud,p.63).
Ibn al-Qayyim (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit: «Si on égorgeait
le mouton au 4e, 8e ou 10e
jours, cela suffirait.»Extrait
de Touhafatoul Mawdoud,p.63).
Les ulémas de la Commission ont dit: «La célébration du baptême est fortement recommandée dans la Sunna; on égroge deux moutons pour le garçon et un
pour la fille. Les moutons sont
à égrogés au 7e
jour mais il est permis de le retarder pour le faire au moment opportun. Le retardement
n’entraîne aucun péché. Il est cependant préférable de le faire
le plus tôt possible.» Extrait des fatwas de la Commission Pemamenente
(11/439).
Troisèmement, rien n’empêche le report de la célébration du baptême si cela est justifé
par une excuse ou la réalisation d’un intérêt plus
important.
Cheikh Salih al-Fawzan (Puisse Allah le protéger) a été iterrogé en ces termes: « Si
Allah m’a gratifié d’un nouverau-né à un moment où je vis
dans mon pays et ne rejoins mon mari dans
un autre pays qu’un mois ou plus plus
tard, ai-je l’obligation de célébrer le baptême au 7e jour ou
au 14e ou 21e jours conformément à ce qui a été
rapporté d’Aicha (P.A.a) ou le ratarder
jusqu’à mon retour à mon
mari pour le faire à ces côtés?» Voici
sa réponse:
«Rien n’empêche qu’on retarde l’égorgement
d’un mouton marquant la célébation
d’un baptême pour le faire à
un moment plus approprié et plus facile pour les père et mère ou
pour l’un d’entre eux. Egorger le mouton au 7e jour ou au 21e
jour n’est préférable que s’il s’avère
facile. Si tel n’est pas le cas, il est permis
de le retarder au moment opportun. Il faut savoir que c’est le père
qui doit procéder à l’érgement du
mouton car cela fait partie
des droits de l’enfant sur son père.»
Extrait d’al-Mountaqa min fatawa
al-fawzan (84/5).
Troisièmement, si vous pouvez
donner mandat à un membre de votre famille ou
l’un de vos connaissances pour égorger le
mouton en temps opportun, il
vaut mieux le faire au lieu
de le reporter jusqu’à votre
retour. Si cela s’avère pénible
pour vous et si vous n’avez pas d’argent ou n’avez
pas quelqu’un pour s’en
charger à votre place, il est déjà dit
qu’il n’ y aucun inconvéneient à le retarder par rapport à sa date,
particulièrement en présence
d’une excuse empêchant l’égorgement du mouton au moment opportun.
Allah le sait
mieux.
