Quand l’urine du nourrisson devient elle (rituellement) impropre? Y a-t- il une différence entre les enfants des deux sexes?

Louanges à Allah

L’urine humaine
est impropre; qu’elle provienne d’un enfant ou d’un adulte, d’un garçon ou
d’une fille. Il faut laver ce qu’elle touche. Il est vrai qu’elle est moins
grave quand elle est dégagée par un nourrisson. C’est pourquoi il suffit dans
ce cas d’y verser de l’eau, compte tenu d’un hadith rapporté par al-Boukhari
(223) et par Mouslim (287) d’après Umm Qays bint Mihsan (P.A.a) qui avait
amené son nourrisson au Messager d’Allah ( ). Quand ce dernier pris l’enfant,
le nourrisson mouilla son vêtement et il fit venir de l’eau et l’y versa légèrement
sans le laver.

At-Tirmidhi et Ibn Madja ont rapporté (respectivement) sous les numéros
610 et 525) d’après Ali ibn Abi Talib (P.A.a) que le Messager d’Allah (bénédiction
et salut soient sur lui) a dit: « L’urine des nourrisson des de sexe masculin
est à nettoyer en y déversant légèrement de l’eau. Quant à celle de la fille,
elle nécessite un lavage.» Selon Quatada, il s’agit ici d’enfants qui ne se
nourrissent que du lait maternel. Dès qu’ils commencent à manger, l souillure
provoquée par leur urine nécessite un lavage. Le hadith est déclaré authentique
par al-Albani dans Sahihi at-Tirmidhi. Ce hadith montre qu’i y a une
différence entre l’urine du garçon et celle de la fille. Dans le premier cas,
il suffit de déverser de l’eau sur l’objet souillé. Ans le second cas, il
faut le laver.

Cheikh Ibn Uthaymine dit : « Déverser de l’eau, c’est passer de l’eau
sur la souillure sans rien frotter ou presser, mais de façon à imprégner tout
l’objet. Si on dit pourquoi se contenter de ce traitement au lieu de laver
l’objet comme c’est le cas pour l’urine de la fille? Nous disons que la raison
est que la Sunna le veut ainsi, ce qui suffit comme raison!

Quand on a dit
à Aicha: « Pourquoi la femme indisposée rattrape-t- elle le jeûne et pas la
prière?» Elle a répondu: « Cela nous arrivait au temps du Prophète (bénédiction
et salut soient sur lui ) et l’on demandait de rattraper le jeûne et non la
prière.»

Pourtant certains
ulémas ont essayé de trouver une explication. Une partie d’entre eux dit:
« C’est pou rendre les choses plus faciles pour les fidèles responsables.
Car, selon la coutume, l’enfant male est fréquemment porté et l’on se réjouit
de sa naissance plus qu’on le fait pour la fille. Son urine se dégage d’un
petit trou et se répand. Puisqu’on le porte souvent et qu’il est difficile
d’éviter que son urine éclabousse celui qui le porte, on ne lui en tient pas
rigueur. Ils disent encore que le lait dont il se nourrit est léger. Dès qu’il
commence à manger, les souillures provoquées par son urine nécessitent un
lavage. Sa capacité à digérer la nourriture est plus grande que celle de la
fille.

Les propos de nos condisciples hanbalites impliquent apparemment que la
différenciation est (exclusivement) cultuelle.

La souillure provoquée par les excréments du nourrisson nécessite un lavage.
L’urine de l’enfant qui s’aliment de façon autonome est comme celle des adultes.
Aussi faut il en laver les traces.» Exrait d’ach-Charh al-Mumti’,1/372.

Quant à l’âge de l’enfant dont la souillure provoquée par l’urine ne nécessite
qu’un léger déversement de l’eau sur le point souillé, il a déjà été cité
les propos de Quatada selon lesquels il s’agit du nourrisson. Quand les enfants
commencent à manger les souillures qu’ils provoquent nécessitent un lavage.
C’est – à- dès qu’ils commencent à convoiter les mets, à les réclamer et à
les consommer. Il ne s’agit pas seulement du cas où l’enfant avale ce qu’on
lui met à la bouche.

Ibn al-Quayyim (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « L’on
cesse de se contenter de la pulvérisation de l’eau sur l’objet souillé par
l’enfant dès que celui-ci commence à manger avec appétit et de façon autonome.»

Extrait de Tuhfat al mawdoud fi ahkam al mawloud, p. 190.

Cheikh Muhammad ibn Ibrahim (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde)
q dit : « Il ne s’agit pas de la capacité de l’enfant à sucer et à avaler
ce qu’on lui met à la bouche, mais de manifester sa volonté de manger et de
boire de façon claire. C’est bien d’une telle attitude qu’on pale quand on
dit de l’enfant qu’il commence à manger.» Extrait du recueil de ses fatwas,
2/95.