Est-il permis d’organiser des cérémonies pendant les fêtes de Noël avec une intention toute étrangère à la Noël, l’évènement célébré n’ayant absolument rien à voir avec Noël mais survenu presqu’en son temps ?

Louanges à Allah

Il n’y a aucun
inconvénient à marquer sa joie à travers la célébration d’évènements heureux
comme le mariage, la naissance d’un enfant, le retour d’un absent, le succès
d’un étudiant, l’obtention d’un emploi entre autres choses ordinaires, à
condition que la célébration soit organisée dès l’avènement de sa cause et
qu’elle ne se répète pas. Car sa répétition en fait une fête alors que pour
nous, musulmans, les seules fêtes instituées sont les fêtes al-fitre et la fête du Sacrifice et celle du vendredi. La
célébration annuelle de son anniversaire ou de celui de sa femme ou de
l’anniversaire de sa sortie de l’université et d’autres évènements pareils
n’est pas prévue par l’islam.

La coïncidence
entre Noël et la célébration autorisée de certains évènements ne représente
aucun inconvénient car elle relève des manifestations liées à des causes qui
déterminent leur organisation.

Cheikh Ibn Outhaymine (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a été
interrogé sur l’organisation d’une cérémonie marquant la clôture de la lecture
du Coran ou un évènement heureux comme la réussite (dans un examen) ou le
retour d’un voyage, pour savoir si cela constitue un gaspillage. L’auteur de la
question espérait recevoir une réponse détaillée et a demandé à Allah de
réserver une généreuse récompense au cheikh.

Voici sa
réponse : «L’organisation d’une cérémonie lors du retour d’un absent ou suite à une
réussite ou d’autres évènements pareils ne représente aucun inconvénient car
les gens ne le font pas dans une fin cultuelle consistant à se rapprocher
d’Allah mais pour manifester leur joie qui résulte du bienfait divin que
constitue la réalisation de leur objectif. Il n’y a aucun inconvénient à
organiser de telles cérémonies. Cependant, on redoute que celles-ci soient
accompagnées d’un gaspillage consistant à la présentation de repas qui
dépassent largement les besoins et l’exagération dans les invitations au point
de faire venir des centaines. Autrement, il n’y a aucun inconvénient à célébrer
sa joie pas avec une intention dévotionnelle mais juste pour exprimer son
bonheur. » Extrait de fatwa nouroune alaa ad-darb.

On lit dans le
recueil des fatwas d’Ibn Outhaymine (Puisse Allah lui
accorder Sa miséricorde) :«Le jugement de la célébration de l’anniversaire d’un
enfant
 : remarque
pertinente : il n’est pas institué de célébrer un évènement chaque semaine
ou chaque année. C’est une innovation (dans la religion). La preuve en est que
le législateur a institué que le baptême du nouveau-né soit célébrée mais il
n’a rien prévu en plus. Le fait de célébrer ces évènements chaque semaine ou
chaque année revient à les assimiler aux fêtes musulmanes. Ce qui est interdit.
L’islam ne connait que les trois fêtes que sont la Eid al-fitre,
l’Eid al-adhhaa et la fête hebdomadaire qui a lieu le
vendredi. Il ne s’agit pas ici d’une pratique coutumière puisqu’on les répète
(les cérémonies d’anniversaire)

«Quand le
Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) arriva à Médine et se rendit compte
que les Ansari célébraient deux fêtes (traditionnelles), il leur dit : «Certes, Allah vous les a remplacées par deux autres
meilleures : l’Eid al-fitre et l’Eid al-adhhaa. Pourtant, il ne s’agissait que de fêtes
coutumières. » Voir fatwa n° (9/376).

Voir à toutes
fins utiles les réponses données à la question n°134163, à la question
12032 et à la question n°
486
.

Allah le sait
mieux.