Quelle est la sagesse qui justifie l’accélération momentanée par les hommes de la marche entre Safa et Marwa?
Louanges à Allah
La Sunna recommande au pèlerin de presser le pas dans sa
marche quand il arrive à l’espace séparant les deux signaux lumineux pour perpétuer
la pratique du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) et ses
compagnons. Car il avait dit: «Copiez sur moi vos
actes du pèlerinage.» (Rapporté par Mouslim,1297).
Extrait d’un hadith de Djaber.
La pèlerine ne presse pas le pas car on veut qu’elle
observe la décence et reste correctement couverte. L’accélération de la marche
pourrait l’amener à laisser découverte une patrie de son corps, notamment ses
attributs de beauté.
On a déjà expliqué cela dans le cadre de la réponse
donnée à la question n° 109286.
La sagesse qui justifie l’accélération de la marche,
d’après cette explication donnée par Cheikh Ibn Outhaymine
(Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde):« cet
endroit abritait une vallée où coulait l’eau de la pluie. Une vallée prend souvent la
forme d’une pente descendante et a un fond sablonneux qui rend la marche au pas
ordinaire difficile. Ce qui pousse à presser le pas.
A l’origine, la marche avait pour vocation de rappeler le souvenir d’Oum Ismail
(P.A.a) laissée avec son fils sur place par Abraham (psl). Elle ne disposait que d’une outre remplie d’eau et
d’un panier de dattes. Elle mangeait de celles-ci et buvait de celle-là puis
allaitait son enfant.
Quand l’eau et les dattes s’épuisèrent, elle souffrit de
faim et de soif, et ses seins manquèrent de lait. Son enfant commença à se
tordre de faim, et elle en fut très touchée. Elle aperçut le mont Safa qui se dressa tout près de là. Elle alla l’escalader
dans l’espoir de sentir une présence (humaine). N’ayant rien perçu, elle se dirigea
vers la direction opposée aboutissant au mont Marwa.
Une fois arrivée au fond de la vallée, elle n’apercevait plus son enfant. Elle
pressa le pas fortement à fin de retrouver à une hauteur lui permettant
d’apercevoir son enfant. Son élévation ne lui permit d’entendre ni de sentir
quoi que ce fût.
Au bout de sept va et vient, elle entendit une voix sans
en connaître la nature. Elle découvrit à sa grande surprise que c’était Gabriel
qui était descendu sur ordre d’Allah le Puissant et Majestueux. L’ange frappa avec
son pied ou son aile le sol à l’endroit qui abrite maintenant le puis de Zamzam,etc. Extrait de charh
al-moumt’i (7/269).
Allah le sait mieux.
