Question : Dinstingué maître,
je suis étudiant en électronique dans une université. Je compte terminer mes études l’année prochaine et je suis marié et j’attends un enfant, s’il plaît à Allah. Je m’efforce- Allah soit loué- à apprendre les affaires de ma religion et je la pratique suivant la méthode des ancêtres pieux que je sais être la voie juste. Cependant, il y a un sujet que j’arrive difficilement à comprendre , à savoir le djihad. Avec la volonté d’Allah , les choses à préciser se présentent à moi comme suit:
1.Mon devoir dans la perspective du djihad.
2.La signification du hadith rapporté par Mouslim: « Quiconque meurt sans avoir participé au djihad, ni en avoir fait un discours de l’âme est mort avec une portion d’hypocrisie.
3.Comment me préparerai-je au djihad?
4.Comment concilier entre l’acquisition de la science (d’une part) et la propagation de l’appel de l’Islam et la participation au djihad ( d’autre part).
J’espère que la réponse commence par ce qui a été dit à propos (du hadith).
Réponse:
Louange à Allah
L’imam Mouslim (Puisse Allah le Très
Haut lui accorder Sa miséricorde) dit dans son Sahih:
Chapitre: Critique de celui
qui meurt sans avoir participé au djihad ou en avoir fait un discours
de l’âme (nourrir la ferme intention de le faire)
Puis il cite un hadith où Abou Hourayra
(P.A.a) dit: « Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui)
a dit: « Quiconque meurt sans avoir participé au djihad ou en avoir fait
un discours de l’âme est mort avec une portion d’hypocrisie. » (Sahih
de Mouslim,3533)
An-Nawawi (Puisse Allah lui accorder
Sa miséricorde) a dit: « On entend par là que celui qui se serait comporté
de la sorte aurait ressemblé aux hypocrites qui se dérobent au djihad,
car l’abandon du djihad fait partie des actes d’hypocrisie. Le hadith
indique que celui qui nourrit la ferme intention d’accomplir un acte et qui
meurt avant de pouvoir le faire ne mérite pas d’être critiqué, contrairement
à celui qui n’a jamais eu dans sa vie l’intention de se livrer au djihad.Dans
son commentaire des Sunan de Nassaï, al-Sindi dit: « Les propos: «
en avoir fait un discours de l’âme » signifient qu’il se dit: « Si
seulement je pouvais participer au djihad! » Peut-être s’agit-il
de celui qui n’a jamais eu la volonté d’y participer Le signe de l’existence
de cette volonté est la préparation des instruments de guerre .Le Très Haut
dit: « Et s’ils avaient voulu partir (au combat), ils lui auraient fait
des préparatifs. « …) (Coran,9: 46 )
La préparation de soi-même au djihad
se fait à travers de nombreuses choses parmi lesquelles: la connaissance du
mérite du djihad,des dispositions qui le régissent , la préparation
de son âme grâce aux actes cultuels, le développement de l’esprit de sacrifice,
la pratique de l’altruisme et du don dans le chemin d’Allah, une lecture poussée
des biographies des combattants , héros de l’Islam, du déroulement des batailles
islamiques, se dire en permanence que si l’appel au djihad était lancé
et que les moyens et la capacité étaient réunis , il serait nécessaire d’y
répondre.
Il faut aussi connaître la gravité
du péché que constitue la fuite devant les infidèles au cours des combats,
comme il faut étudier la biographie du Prophète (bénédiction et salut soient
sur lui) notamment ses étapes méquoises et médinoises et les expéditions du
Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et la manière dont il a géré
la situation et par quoi il a commencé, comment il se préparait et de quels
moyens il se dotait.
Il faut aussi comprendre la question
de la progression par étape dans le djihad en commençant par l’ennemi
le plus proche pour passer ensuite à un combat livré à tous les idolâtres.
Ce faisant, il faut se méfier des manœuvres hypocrites et combiner les quatre
formes de djihad: celui livré à sa propre âme, celui contre Satan,
celui engagé contre les infidèles et les hypocrites tout en alliant l’usage
des moyens financiers et humains.
Sachez , ô frère, qu’il n’est point
difficile de concilier la pratique de la propagande et le recours au djihad,
chacun ayant son temps et son domaine. Jadis , les conquérants musulmans commençaient
par l’appel à Allah avant de livrer combat. Quand ils arrivaient à conquérir
un pays, ils continuaient la prêche et apprennaient l’Islam aux habitants.
Quand le moment n’est pas propice
au djihad et qu’il n’y a pas de guerre ni zone vulnérable à une guerre
(probable), les portes de la propagande sont alors grandes ouvertes. On peut
commencer par sa femme, ses enfants, sa famille étendue, ses proches , ses
voisins, les autres musulmans, les non-musulmans, tout en se conduisant avec
sagesse, courtoisie et belles discussions appuyées sur les meilleurs arguments.
Puisse Allah nous assister tous à
faire ce qu’Il aime et agrée. Puisse Allah bénir et saluer notre prophète,
sa famille et ses Compagnons.
