Existe il ou pas un taux que le bénéfice commercial ne doit pas dépasser? Nous voulons une réponse argumentée. N’oubliez pas les multiples des impôts que le commerçant paie chaque année.

Louanges à Allah

Il est permis à celui qui achète une marchandise pour le
commerce ou l’utilisation personnelle , de la revendre
immédiatement ou plus tard. Nous ne connaissons pas une limité fixe pour le
bénéfice. Cependant il convient de faciliter l’achat, compte tenu des textes
religieux qui abondent dans ce sens. Si toutefois la marchandise est bien
connue et vendue sur place à un prix connu de tous, il ne convient pas dans ce
cas à un musulman de la revendre à un ignorant à un prix supérieur, à moins de
lui avoir dit la vérité. Car la lui vendre à un prix supérieur à celui pratiqué
sur le marché relève de la tricherie. Or le musulman est le frère du musulman
et ne doit ni le léser, ni lui refuser son soutien, ni tricher contre lui ne le
trahir. Il doit plutôt lui donner des conseils où qu’il soit en application de
la parole du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui): «La religion est
un échange de bon conseils.» (Rapporté par Mousim
dans son Sahih). Dans les deux Sahih ,
il est rapporté que Djarir ibn Abdallah al-Yamani a
dit:« J’ai prêté devant le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) un
serment d’allégeance impliquant l’observance de la prière (canonique,
l’acquittement de la zakat et la dispense de bons conseils à tout musulman.»

Fatwa de la Commission Permanente pour les Recherches Religieuses
et la Consultance (13/89).

Une fatwa de la Commission Permanente stipule encore: «Les
bénéfices du commerce n’ont pas un plafond fixe; ils varient selon
l’augmentation ou la diminution de l’offre et de la demande. Cependant, le
musulman, commerçant ou pas,  doit faire
preuve de souplesse dans ses achats et ventes et ne pas profiter de
l’inattention de son partenaire pour le tromper dans les opérations d’achat et
de vente. Il doit respecter les droits qui découlent de la fraternité
islamique.»

Fatwa de la Commission Permanente pour les Recherches
Religieuses et la Consultance (13/91).