Comment juger le cas d’une femme qui aime une autre femme au point de ne plus pouvoir se séparer d’elle ?

Louange à Allah

Des femmes peuvent en arriver à entretenir des rapports
sexuels entre elles-mêmes comme les hommes le font. L’acte de la femme est appelé
sihaq. C’est-à-dire un acte sexuel impliquant
deux femmes. (Al-Moufassal sur les dispositions
à appliquer à la femme par Zidan, 5/450). Les jurisconsultes
prévoient dans ce cas le ta’zir. C’est-à-dire
une sanction destinée à punir l’auteur d’un acte qui ne fait pas l’objet d’une
peine déterminée. La nature de la sanction est laissée à l’appréciation du juge
qui en décide en fonction des circonstances du crime et de l’attitude du criminel.

La femme qui se livre
à de tels actes sexuels n’est pas habituée à déposer un témoignage puisqu’elle
est perverse (al-Mawsou’a al-fiqhiyya,
24/253).

Ibn Qudama (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde)
a dit : « Si une femme frotte son sexe contre celui d’une autre femme,
les deux sont dans un état de fornication et deviennent maudites. (Al-Moughni,
10/162). Certains ulémas comme al-Izz Ibn Abd
as-Salam disent qu’il n’est pas permis à la femme
qui se livre à cette pratique de regarder une femme musulmane et qu’il n’est
pas permis à celle-ci de se déshabiller devant la première puisqu’elle est libertine
et pourrait aller décrire la femme musulmane à un autre.

Si ce qui précède concerne
la nature des rapports entretenus par les deux parties mentionnées dans la question,
elles doivent procéder à un grand repentir envers Allah le Puissant et Majestueux
et cesser de commettre ce crime. Si le fait de se retrouver seules dans un endroit
les pousse à cet acte de désobéissance, elles doivent s’efforcer à ne plus se
rencontrer afin d’éviter cet acte blâmable.

L’abandon des maris est, peut-être,
l’une des causes de cette sorte d’extraversion (sexuelle). Car l’absence de
la voie légale vers la satisfaction du besoin et de l’assouvissement du plaisir
 entraîne son remplacement par une voie interdite. Ces deux femmes doivent réfléchir
sérieusement et se trouver un mari musulman pour mener avec lui une vie conforme
à la Charia purifiée.

Quant à l’amour ardent, il constitue une désobéissance
d’une autre sorte ; il peut ne pas être lié à un plaisir charnel, mais il n’en
demeure pas moins dangeeux, puisqu’il peut faire tomber
dans l’adoration de la personne aimée. La pensée et la préoccupation deviennent
entièrement concentrées sur cette personne ; l’amoureux ne pourra plus se séparer
d’elle au cours du jour et il la voit pendant son sommeil. Il vit pour elle
et est prêt à mourir pour elle. Il peut même changer quand il voit le bien-aimé
malade ou quand il est absent. Cette relation est psychologiquement destructrice
pour l’homme car elle détruit sa relation avec son Maître et fait de l’amoureux
un esclave de son bien aimé. Or il est interdit d’être l’esclave d’un autre
qu’Allah.

La solution fondamentale de cette épreuve consiste dans
la séparation définitive de sorte que l’amoureux n’aura plus les nouvelles du
bien-aimé et n’en verra plus les moindres traces.