Si nous découvrons une femme morte, comment savoir si elle était musulmane ou non?

Louanges à Allah

Si ou découvre un homme ou
une femme morts sans savoir s’ils étaient musulmans, on doit recourir  dans la mesure du possible à la recherche des
signes caractéristiques (du musulman) telle la circoncision si on se trouve
dans un pays où les mécréants ne se circoncisent pas, ou le type d’habillement
ou la teinte (de la barbe) ou tout autre signe pouvant indiquer l’état de l’individu
par rapport à l’Islam ou la mécréance. Si rien de tout cela n’est clair, on
examine la situation du pays où le mort a été retrouvé, si l’Islam y prédomine,
on considère  le mort comme un musulman, le lave et lui fait la prière des morts. Si le pays est
dominé par la mécréance, on ne le lave ni ne lui fait la prière des morts car,
en principe, celui qui habite une demeure fait partie des siens et en partage le statuts, à moins qu’un argument impose l’abandon de ce
principe.

Cela s’atteste dans un
hadith sûr rapporté dans les Deux Sahih, celui
d’al-Boukhara, 3013 et celui de Mouslim,1745 d’après Ibn Abbas (P.A.a)
qui le tenait de Saad ibn Djouthama (P.A.a) selon lequel le Prophète (Bénédiction et salut
soient sur lui) traversait Abwa ou Waddan lorsqu’on l’interrogea sur le statut de gens que les
polythéistes attaquaient nuitamment et s’emparaient de leurs femmes et enfants..Il dit : «ils leur sont assimilables».

Ibn Qudma
dit dans al-Moughni,3/478: «Si on retrouve un
mort sans savoir s’il était musulman ou mécréant, on cherche sur lui des signes
distinctifs telle la circoncision, le vêtement, la teinte (de la barbe). Si
aucun singe ne permet de le distinguer et si on se trouve en terre d’Islam, on
le lave ou lui fait la prière des morts. Si on le trouve en terre de mécréance,
on ne le lave pas et ne lui fait pas la prière des morts. C’est ce que l’imam
Ahmad a précisé car, en principe, celui qui réside dans un pays est assimilé à
ses habitants, à moins qu’un argument permet de faire le contraire.»

Al-Kassani dit dans Badaii as-Sanai,7/104: «Les moyens
qui permettent de juger quelqu’un comme croyant sont au nombre de trois: un
texte, une indication et la dépendance. S’agissant de juger quelqu’un musulman
par dépendance, il s’applique à l’enfant qui doit être déclaré musulman si ses
père et mère le sont, qu’il soit raisonnable ou pas. Au cas où il est
raisonnable et se convertit (on le considère comme un musulman). C’est aussi le
cas s’il réside chez les musulmans.» Cela veut dire que l’enfant  retrouvé dans un milieu musulman en partage
le statut. Celui  qui est retrouvé dans un
milieu mécréant subit le même traitement.

Allah le sait mieux.