Comment juger l’usage de la très répandue bague-chapelet ? Puisse Allah vous récompenser par le bien.

Louanges à Allah

 La Sunna enseigne
l’utilisation des articulations des doigts pour compter le nombre des
glorifications et des répétition de «il n’ y a pont de dieu en dehors d’Allah».
A ce propos, Ahmad (25841) et Abou Dawoud (1501) ont
rapporté d’après Houmaydha ibnt
Yassir d’après Youssayrah
qui l’avait informé que le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) leur
avait donné aux femmes l’ordre de veiller à la répétition de: Allah akbar, soubhana Allah, la ilaaha illa Allah et
d’utiliser les articulations de leurs doigts à cet effet car ces organes seront
appelés à dire ce qu’elles auront aider à faire.» (Jugé bon par al-Albani dans Michkaat
al-massabih
n° 2316.

L’expression «ces organes seront appelés à dire ce
qu’elles auront aidé à faire» signifient: les articulations seront invitées à
témoigner, d’après al-Moubarakfouri.

Il n’ y a aucun inconvénient à glorifier Allah Très-haut
et à Le mentionner par quelque moyen licite que ce soit comme le chapelet et
la bague-chapelet et d’autres programmes qui aident à
maîtriser l’acte car tous ces moyens sont régis par la règle (générale) selon
laquelle «les moyens partagent le statut des objectifs qu’ils permettent
d’atteindre» Si on entend les employer dans un bon dessin, on ne fait que du
bien.

Cheikh al-islam, Ibn Taymiya (Puisse
Allah lui accorder Sa miséricorde) dit: «Quant au compte du nombre de la
récitation des formules à l’aide de cailloux , de
noyaux de datte et consort, c’est bien. Certains compagnons (P.A.a) le faisaient. Le Prophète (Bénédiction et salut
soient sur lui) vit la mère des croyants glorifier  à l’aide de cailloux et la laissa faire. Il
est aussi rapporté qu’Abou Hourayra en faisait de
même. Quant au fait de glorifier  en
comptant à l’aide d’un chapelet fait de perles ou d’autres matières pareilles,
certains le désapprouvent et d’autres ne le désapprouvent pas. Si l’intention
qui dicte l’acte est bonne, l’acte l’est 
et ne saurait être désapprouvé. Quant à l’usage superflu du chapelet ou
son affichage pour le faire voir par les gens ou son accrochage au cou ou au
poignet, etc., cela relève  du désire de
se faire apprécier par le public, ou fait soupçonner d’être animé d’un tel
désir et apparaître comme ceux qu’il anime, ce qui n’est pas nécessaire. Bien
plus, le premier acte est interdit et le second réprouvé dans le meilleur des
cas.» Extrait de Madjmou al-fatawa (22/506). Voir à toutes fins utiles, la
réponse donnée à la question n° 3009 et la
réponse donnée à la question n°140127 et à
la réponse n° 139662.

Allah le
sait mieux.