Est-il nécessaire d’enlever toutes les photos figurant sur les couvertures des livres pour éviter qu’elles n’empêchent les anges d’entrer dans la maison ? Les photos déposées dans les machines de recyclage de déchets empêchent-elles les anges d’entrer dans la maison, même quand nous veillons à leur réserver une place spéciale dans la maison.
Louanges à Allah
Premièrement, la présence des photos dans les livres, revues et papiers
d’emballage constitue une épreuve générale. Le musulman n’est pas tenu de les
enlever vu l’énorme difficulté que cela représente.
Cheikh Abdourrahman as-Saadi
(Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : «Il me semble que les nécessités qui ont fini par s’imposer aux gens au
point de représenter une épreuve générale telles les photos figurant sur les
billets de banque, les boites d’allumette, et consort, représentent des cas de contrainte donc une épreuve générale. On espère
qu’elles sont pardonnées par Allah et seront traitées avec facilité. »
Extrait de al-adjwibah an-naafia
an al-massail al-waquia,
p. 83.
Cheikh Ibn Outhaymine (Puisse Allah lui accorder
Sa miséricorde) a dit : «On n’est pas tenu d’effacer tout ce que l’on
trouve dans les revues et magazines à cause de la difficulté de le faire et
parce que le Très-haut dit : «Il ne vous a imposé aucune gêne dans la
religion. » L’on n’achète pas les revues et magazines pour les photos
qu’elles contiennent mais pour les informations et connaissances qu’on en
tire. » Extrait de djalassat ramadaniyyah, p. 103. Voir ach-charh
al-moumt’i’ (2/92).
Deuxièmement, les images qui empêchent les anges d’entrer dans une maison
sont les photos qui représentent des êtres dotés d’âmes et qui ne sont pas
banalisées. Quant aux photos licites comme celles de paysages naturels et
d’êtres non dotés d’âmes et les images banalisées, elles n’empêchent pas les
anges d’entrer dans l’endroit où elles se trouvent.
Voici ce qui prouve que de telles photos n’empêchent pas les anges n’entrer
là où elles se trouvent. Selon Abou Hourayrah (P.A.a) le Messager d’Allah (Bénédiction et salut soient sur
lui) a dit : «Gabriel s’est e présenté à moi et a dit : j’étais passé
te voir hier et je ne m’étais abstenu d’entrer que parce que j’ai trouvé une
statue à la porte représentant des hommes. La porte abritait un rideau décoré
de statuettes, et un chien se trouvait dans la maison. Fais couper la tête de
la statue de sorte qu’elle devienne comme un arbre. Fais découper le rideau
pour le transformer un deux oreillers pouvant être foulés aux pieds. Et fais
sortir le chien.» Le Messager d’Allah (Bénédiction et salut soient sur lui)
s’exécuta. » (Rapporté par at-Tirmidhi(2806)
et jugé authentique par al-Albani dans as-silsilah
as-sahiha(256).
Al-Hafez Ibn Hadjar a dit : «Ce hadith
soutient fortement l’avis de celui qui pense que l’image empêche les anges
d’entrer dans l’endroit qui l’abrite si elle reste intacte, hautement posée et
non banalisée. Si elles sont banalisées ou non banalisées mais déformées ou
posées à une haute position ou déformées de manière à les amputer de la moitié
ou de la tête, leur présence ne représente aucun inconvénient. » Extrait
de Fateh al-Bari (10/392).
Al-Khattab a dit : «Il est vrai que les
anges n’entrent pas dans une maison qui abrite un chien ou une photo relevant
des chiens et des photos dont la détention est interdite. Quant à ce dont la
possession n’est pas interdite comme le chien de chasse et celui utilisé pour
la garde des troupeaux et des champs, et les images qui figurent sur les
oreillers et les tapis et ailleurs, ces choses n’empêchent pas les anges de
fréquenter un endroit. » Citation tirée de Touhfatoul
Ahwadhi (8/72).
Cheikh Ibn Outhaymine a dit :«La plupart des
ulémas trouvent qu’il est permis de
laisser une image figurer sur un drap ou un oreiller. Dès lors, ces images
n’empêchent pas les anges d’entrer dans une maison. Autrement, la présence des
images serait interdite. » Extrait de Liqaa
al-bab al-maftouh
(6/85).
L’imam Ahmad (6290) a rapporté que Layth a dit : «Je m’étais rendu auprès de Salim ibn
Abdoullah et l’ai trouvé accoudé sur un oreiller décoré avec des images
d’oiseaux et de fauves. Je lui ai dit :
-«N’est-ce as réprouvé ? »
-« Non. C’est la sculpture qui est réprouvée. »
Cheikh Ibn Baz (Puisse Allah lui accorder Sa
miséricorde) a été interrogé à propos du statut des photos qui figurent sur les
couvertures et d’autres effets domestiques. Voici sa réponse : «Ces choses
sont pardonnées parce que banalisées. Les matelas sont banalisés, les oreillers
le sont encore. Les boites de piment sont jetées à la poubelle. Rien de ces
photos ne nuit, s’il plaît à Allah car elles sont l’objet d’une utilisation
banale. » Extrait de fatwas nouroune alaa ad-darb (1/310). Les
photos contenues dans les machines de recyclage de déchets sont l’objet d’une
banalisation et n’empêchent pas les anges d’entrer dans une maison.
Allah le sait mieux.
