La comparaison des religions constitue-t-elle une innovation en religion? Ne pouvons nous pas utiliser les écritures saintes à des fins de prédication? Certains disent que cela constitue une innovation religieuse car le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) nous a interdit de regarder dans la Thora? Est-ce vrai? Donnez moi, s’il vous plaît, une réponse assortie de l’avis des ulémas qui suivent l’approche salafite dans cette question.

Louanges à Allah

Premièrement, la Thora
et les Evangiles proviennent d’Allah Très-haut. Nous devons le croire en raison
de la parole du Très-haut:« Dites: « Nous croyons en Allah et en ce qu’on
nous a révélé, et en ce qu’on a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac
et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce
qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur: nous ne faisons aucune
distinction entre eux. Et à Lui nous sommes Soumis ».» (Coran,2:136) et
«Ô les croyants! Soyez fermes en votre foi en Allah, en Son messager, au
Livre qu’Il a fait descendre sur Son messager, et au Livre qu’Il a fait
descendre avant. Quiconque ne croit pas en Allah, en Ses anges, en Ses Livres,
en Ses messagers et au Jour dernier, s’égare, loin dans l’égarement.»
(Coran,4:136).

 Mais la Thora et les
Evangiles ont subi des altérations dans lesquelles le vrai s’est mélangé avec
le faux. Allah Très-haut:« Malheur, donc, à ceux qui de leurs propres mains
composent un livre puis le présentent comme venant d’Allah pour en tirer un vil
profit! – Malheur à eux, donc, à cause de ce que leurs mains ont écrit, et
malheur à eux à cause de ce qu’ils en profitent!» (Coran,2:79). C’est à
cause  de l’altération et de la confusion
qui en a résulté qu’on a interdit leur lecture.

D’après Djaber ibn
Abdoullah (P.A.a) Omar ibn al-Khattab se présenta au Prophète (Bénédiction et
salut soient sur lui) porteur d’une écriture reçue de certains gens du Livre
qu’il lut au Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui). Ce dernier se mit
en colère et dit:«Vas-tu t’y lancer, O fils d’al-Khattab? Au nom de Celui qui
tient mon âme en Sa main, je vous ai apporté une religion parfaitement claire. Ne
les interrogez sur quoi que ce soit car ils pourraient vous révéler une vérité
que vous démentirez ou un mensonge auquel vous ajouteriez foi. Au nom de Celui
qui tient mon âme en Sa main, si Moise était vivant, il n’aurait pas un autre
choix que de me suivre.» (Rapporté par Ahmad,14736) et jugé bon par al-Albani
dans Irwaa al-Ghalil (6/34).

Al-Hafedh ibn Hadjar
(Puisse Allah Très-haut lui accorder Sa miséricorde) dit après avoir mentionné
les voies de transmission de ce hadith: «Voilà toutes les voies de transmission
du hadith qui, même si elles ne sont pas assez solides pour fonder un argument,
ne peuvent provenir toutes que d’une source (crédible)» Extrait de Fateh
al-Bari
(13/525). Il s’y ajoute que le saint Coran nous dispense des
éléments vrais contenu dans la Thora et les Evangiles. A ce propos, Allah
Très-haut dit:« Ne leur suffit-il donc point que Nous ayons fait descendre sur
toi le Livre et qu’il leur soit récité? Il y a assurément là une miséricorde et
un rappel pour des gens qui croient.» (Coran,29:51)

Ibn Taymiya (Puisse
Allah lui accorder sa miséricorde) adit:« Le Coran véhiculant le meilleur
discours, on leur a interdit d’en suivre un autre. C’est dans ce sens que le
Très-haut dit:« Ne leur suffit-il donc point que Nous ayons fait descendre sur
toi le Livre et qu’il leur soit récité? Il y a assurément là une miséricorde et
un rappel pour des gens qui croient.» (Coran,29:51).

An-Nassai et d’autres
ont rapporté que le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) vit Omar
manipuler des éléments de la Thora et lui dit:« Si Moise était vivant, et si
vous le suiviez au lieu de me suivre, vous seriez égarés.» Selon une autre
version: «Il n’aurait un autre choix que de me suivre.» Selon une autre
version:« Le visage  du Prophète
(Bénédiction et salut soient sur lui) changea quand Omar lui montra lesdits
éléments.» l’un des Ansari dit à Omar:« Ô fils d’al-Khattab! N’a tu pas
vu le visage du Messager d’Allah (Bénédiction et salut soient sur lui)? Omar
répondit:« Nous nous  satisfaisons
d’Allah en tant que Maître et de l’islam en tant que religion et de Muhammad en
tant que prophète.

Voilà pourquoi les
compagnons interdisaient la lecture d’un livre (religieux) autre que le Coran.»
Extrait de Madjmou al-fatawa (17/41-42). Voilà encore pourquoi Ibn Abbas
(P.A.a) disait: «Pourquoi interrogeriez-vous les gens du Livre sur quoi que ce
soit alors que le livre qui vous a été révélé est plus récent. Vous le lisez
pur sans aucun mélange. Il vous a raconté que les gens du Livre ont modifié les
écritures divines et les ont altérées et les ont réécrites de leurs propres
mains et ont dit (que la partie ajoutée provient d’Allah afin d’obtenir une
contre partie dérisoire. Le savoir que vous avez reçu ne devrait il pas vous
empêcher de les  interroger?Oh non, je
n’ai pas vu un seul d’entre eux venir vous interroger au sujet de leur
religion? (Rapporté par al-Bokhari7363),

Il s’y ajoute encore
que le fait de s’occuper de la Thora et des Evangiles revient à s’occuper  de ce qui ne profite nullement au musulman
dans l’au-delà. Al-Qourtoubi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) adit:«
Si le lecteur du Coran obtient grâce à chaque lettre lue dix bienfaits ou plus,
selon ce que nous avons dit dans l’introduction de ce livre, le fait de s’en
détourner pour s’occuper d’un autre livre constitue une pure perte. C’est
s’exposer à une grande tromperie.» Extrait d’al-Djaamili ahkam al-Qour’an (16/378).

Deuxièmement, étant
donné ce qui précède, les ulémas (Puisse Allah leur accorder Sa miséricorde)
soutiennent que ceux qui lisent les livres (religieux) des Juifs et des
Chrétiens sont à placer en deux groupes:

Le premier groupe est composé  de ceux qui ne possèdent aucun savoir et qui
souffrent de la faiblesse de leur foi. On doit interdire à ceux-là la lecture
desdits livres pour éviter que le mélange entre le vrai et le faux qu’ils
contiennent ne les tente pas et afin de les empêcher de s’occuper de ce qui ne
leur profite pas.

Al-Hafedh ibn Hadjar
(Puisse Allah Très-haut  lui accorder Sa
miséricorde) a dit:« Dans cette question, il vaut mieux faire la distinction
entre le cas de celui qui ne maîtrise pas (le savoir religieux) de sorte à
faire partie des gens enracinés dans la foi (et les autres). Il n’est pas
permis à celui qui ne se trouve pas dans ce cas de regarder dans les livres sus
indiqués.» Extrait de Fateh al-Bari (13/525).

L’interdiction de  lire la Thora et les Evangiles formulée par
les ulémas concerne les membres de ce groupe et assimilés ainsi que tout autre
qui croit recevoir de ces livres des éléments utiles pour sa religion.

On lit dans Mataalibouli
an-Nouha
(1/607):«Il n’est pas permis de lire dans les livres des gens du
Livre car le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) se mit en colère
quand il vit Omar manipuler une feuille de la Thora. Il n’est pas permis non
plus de lire des livres dans lesquels le vrai se mélange avec le faux ni de les
transmettre car cela peut corrompre la foi.»

An-Nawawi (Puisse
Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «La Thora et les Evangiles font
partie des livres dont il est  interdit
de tirer profit parce qu’ils sont modifiés et altérés.» Extrait de Rawdatou
Talibine
(10/259).

Cheikh Abdoul Aziz ibn
Baz (Puisse Allah Très-haut lui accorder Sa miséricorde) a dit: «Tout musulman
doit croire que la Thora, les Evangiles et les Psaumes proviennent  d’Allah qui a révélé les livres aux prophètes
et leur communiqua des feuilles. Celles-ci véhiculent des ordres , des
interdits, des prêches, des rappels, des informations portant sur des choses du
passé des affaires du paradis et consorts. Mais on a pas à les utiliser car ils
ont entachés de modifications et d’altérations. On n’a pas à se procurer la
Thora ou les Evangiles ou les Psaumes ou les lire. Car c’est dangereux et peut
entraîner le démenti de la vérité et la confirmation du faux, les livres en
question contenant les deux suite à des manipulations effectuées par des juifs
et des chrétiens et d’autres et entraînant des déplacements de textes. Allah
nous a rendu suffisants grâce à notre grand livre, le saint Coran.» Extrait des
Fatwas Nouroune  ala ad-darb
(1/9).

Cheikh Ibn Outhaymine
(Puisse Allah Très-haut  lui accorder Sa
miséricorde) a été interrogé en ces termes: «Le musulman peut il se procurer
les Evangiles afin de connaître la parole d’Allah adressée à Son esclave-serviteur
Jésus (psl). Voici sa réponse: «Il n’est pas permis de se procurer  un quelconque des livres révélés
antérieurement au Coran comme les Evangiles, la Thora et d’autres pour deux
rasions:

La première raison est
que tout ce qui était utile dans les livres en question est expliqué par Allah
le Transcendant et Très-haut dans le saint Coran.

La seconde raison est
que le contenu du Coran nous dispense des livres en question comme le confirme
la parole du Très-haut:« Il t’a vraiment révélé 
le livre en confirmation de ce qui l’a précédé.» et la parole du
Très-haut:« Et sur toi (Muhammad) Nous avons fait descendre le Livre avec la
vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur
lui. Juge donc parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. » (Coran,5:48).
tout ce qui est contenu dans ces livres se retrouve dans le Coran.

S’agissant des propos
de l’auteur de la question selon lesquels il veut connaître  la parole qu’Allah avait adressée à Son
esclave-serviteur , Jésus, ce qui en est utile nous a été raconté par Allah
dans le Coran de sorte qu’on ait plus besoin de chercher ailleurs. Il s’y
ajoute que les Evangiles à notre disposition sont altérées. Il en suffit pour
preuve l’existence de quatre Evangiles qui se contredisent au lieu d’une seule
Evangile. Dès lors, on peut pas compter sur elles.» Extrait de Madjmou
fatawa wa rassail
Ibn Outhaymine (1/32-33).

Le deuxième groupe est
composé des gens dotés d’un savoir sûr. Ceux-là 
se servent de ces livres dans leurs débats avec les Juifs et les
Chrétiens pour les réduire au silence. Dans ce cas, il n’ y a plus de tentation
à craindre car l’uléma confirmé dispose d’un savoir  lui permettant de reconnaitre le faux
introduit dans les livres, de s’en méfier, de le réfuter et de mettre les
autres en garde tout en continuant à débattre avec les gens du Livre et de
réfuter leurs fausses croyances. Attitude qui 
réalise un intérêt religieux dont il faut tenir compte.

C’est la raison pour
laquelle les ulémas ont toujours 
employé  lesdits livres dans la
préparation de leurs débats avec les Juifs et les Chrétiens. Ibn Taymiya fait
partie des plus célèbres polémistes qui ont réfuté les thèses des Juifs et
Chrétiens dans son livre intitulé al-djawab as-sahih li man baddaladiin
al-Massih
(La réponse juste à celui qui a modifié la religion du Christ) et
Ibn al-Qayyim dans son livre intitulé Hidayatoul Houyara fii adjwibatil Yahoud
wa an-Nassaraa
(Guidance des errants à travers des réponses données aux
Juifs et aux Chrétiens) et Ibn Hazem dans son livre intitulé al-fasl fil
milal walahwaa wan Nihal
(Le jugement qui tranche en matière de sectes , de
religions et croyances dictées par la passion et al-Qourtoubi dans son livre
intitulé al-Ilaam bimaa fii dini Nassara min al-fassad wal awhaam  (information portant le contenu faux et
imaginaire de la foi des Chrétiens)et bien d’autres.

Al-Hafedz Ibn Hadjar
(Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit :«…. contrairement à l’uléma
confirmé auquel il est permis de lire la Thora et les Evangiles, notamment
quand il a besoin de réfuter les arguments d’un contradicteur. Cet avis
s’atteste dans le fait que depuis toujours les imams citent la Thora pour en
déduire la nécessité pour les Juifs de croire à Muhammad (Bénédiction et salut
soient sur lui) à la lumière de ce qu’ils trouvent dans leurs livres. S’ils
(les ulémas) n’avaient pas cru qu’il était permis de lire lesdits livres, ils
ne l’auraient pas systématiquement fait.» Extrait de Fateh al-Bari
(13/525-526).

Ibn Taymiya (Puisse
Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: «Si des convertis issus des gens du
Livre, versés dans les textes religieux, nous les traduisent en arabe, on doit
profiter des traductions dans les débats avec eux et dans l’appel à l’islam qui
leur est adressé. C’était le cas d’Abdoullah ibn Salam, de Salmane al-Farissi,
de Kaab al-Ahbaar et d’autres qui ont communiqé le savoir qu’ils détenaient. Ce
qui permet de déceler les points de convergence entre leur religion d’origine
et celle du Messager, une manière d’apporter une preuve en faveur de ce dernier  contre les gens du Livres et d’autres, comme
nous l’avons expliqué à l’endroit approprié.» Extrait de Madjmou’ al-fatwa(4/109-110).

On lit dans Matalibi
ouli an-Nouha
, l’un des ouvrages de référence de l’école hanbalite
(1/607-608):«La permission de lire les livres des hérétiques (s’avère
défendable) dans le cas de celui qui possède une parfaite maîtrise du livre et
de la Sunna et sait faire preuve d’une grande capacité de vérification, d’un
attachement rigoureux à la religion, d’un esprit vif , d’une grande intelligence
, de la capacité de déduire des arguments (pour réfuter les thèses adverses),
de dévoiler leurs secrets et de percer leurs caches de manière à ce que leurs
fausses manipulations ne trompent pas les ignorants au point de désintégrer
leur foi sclérosé. Un groupe de l’élite musulmane l’ont fait et réduit les
adeptes de ces religions au silence. Ils ont lu la Thora et en ont décelé la
mention de notre prophète à plusieurs reprises. Cette approche est bien juste.»

La Commission
Permanente pour les Recherches Religieuses a été interrogée en ces termes:«
Comment juger la lecture des Evangiles?» Voici sa réponse: «Les livres révélés
antérieurs au Coran ont subi de nombreuses modifications, ajouts et omissions
selon ce qu’Allah nous en a dit. Dès lors, il n’est pas permis au musulman de
se mettre à les lire pour en prendre connaissance, à moins qu’il ne fasse
partie des très versés dans le savoir religieux et veuille expliquer les
altérations et contradictions qui s’y trouvent.» Extrait des Fatwa de la Commission
Permanente/ première section (3/311).

Cheikh Abdoul Aziz ibn
Baz (Puisse Allah Très-haut lui accorder Sa miséricorde) a dit: «On peut
permettre à l’uléma bien averti de lire les dits livres afin de réfuter les
arguments  des adversaires de l’islam
parmi les Juifs et les Chrétiens. C’est dans ce sens que le Prophète
(Bénédiction et salut soient sur lui) exigea la consultation de la Thora, quand
les Juifs nièrent l’existence dans ce livre de la peine de lapidation. Il le
leur montra et ils le reconnurent.

Il s’agit de dire que
les ulémas confirmés dans la charia Mohammadienne peuvent parfois avoir besoin
de consulter la Thora ou les Evangiles ou les Psaumes pour réaliser un intérêt
islamique comme la réfutation des thèses d’ennemis d’Allah et pour expliquer le
mérite du Coran et la vérité et la guidance qu’il contient. Quant au commun des
mortels et leurs semblables, ils ne sont pas concernés. Bien au contraire,
quand l’un d’entre eux trouve un extrait de la Thora ou des Evangiles, il doit
, soit l’enterrer dans un endroit propre, soit le brûler afin d’éviter qu’il
égare quelqu’un.» Extrait de Fatwa Nouroune ala ad-darb (1/10).

Cheikh ibn Outhaymine
(Puisse Allah Très-haut lui accorder Sa miséricorde):«Quant à l’étudiant qui
possède un savoir lui permettant de distinguer le vrai du faux, rien ne
l’empêche d’étudier les Evangiles pour en réfuter le faux contenu et pour
administrer la preuve contre ceux qui adhèrent audit contenu.» Extrait de Madjmou
fatwas wa rassail
Ibn Outhaymine (1/33).

En somme, l’usage par
les prédicateurs qui appellent à Allah Très-haut de textes tirés de la Thora et
des Evangiles pour réfuter les allégations des Juifs et des Chrétiens et
démontrer leurs errements est une approche légale et n’a rien à voir avec des
innovations. Elle tire sa source du Livre et de la Sunna.

Ibn Taymiya (Puisse
Allah Très-haut lui accorder Sa miséricorde) a dit:« Si celui d’entre eux
(Juifs et Chrétiens) qui est engagé dans un dialogue avec nous cherche à
employer un argument textuel ou rationnel pour remettre en cause le Coran en
citant, par exemple, des extraits de leurs livres  qui contredisent le message de Muhammad
(Bénédiction et salut soient sur lui) ou ce qu’Allah dit dans leurs livres
comme leur prétention devant le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui)
selon laquelle Allah ne leur a demandé que de noircir le visage de l’adultérin
ou lieu de le lapider, dans un tel cas , il est possible au Prophète
(Bénédiction et salut soient sur lui) et aux croyants d’exiger qu’ils apportent
la Thora et la lisent et que le texte lu soit traduit en arabe par un homme de
la trempe d’Abdoullah ibn Salam et consorts.

Jadis, quand ce
dernier dit à un rabbin: «Lève ta main posée sur le verset traitant de la
lapidation», le verset apparut et le Prophète (Bénédiction et salut soient sur
lui) lapida les deux adultérins en application d’une disposition de leur propre
livre qui ne fit que confirmer la révélation d’Allah concernant la lapidation.

Il est également
permis de lire une traduction arabe faite par des gens sûrs, traduction
transcrite en caractères arabes permettant de connaitre leurs écritures saintes
parce que réalisée par des musulmans sûrs dont on reconnait la calligraphie
comme ce fut le cas de Zayd ibn Thabit.

C’est dans ce sens que
le Transcendant dit: «Toute nourriture était licite aux enfants d’Israël, sauf
celle qu’Israël lui-même s’interdit avant que ne descendît la Thora.
Dis-(leur): « Apportez la Thora et lisez-la, si ce que vous dites est
vrai! »» (Coran,3:93). Il nous demande ainsi de leur dire d’apporter la
Thora et de la lire pour prouver qu’ils disent la vérité quand ils l’opposent
(au message islamique). En vérité, ils:« roulent leurs langues en lisant le
Livre pour vous faire croire que cela provient du Livre, alors qu’il n’est
point du Livre…» (Coran,3:78)et «Malheur, donc, à ceux qui de leurs propres
mains composent un livre puis le présentent comme venant d’Allah …»
(Coran,2:79). Ils mentent dans leurs conversations comme ils le font dans leurs
écrits. C’est pourquoi on ne peut accepter qu’une   traduction réalisée par un homme sûr.

Si l’un d’entre eux
(les juifs) oppose au Coran des extraits des livres apportés par les messagers
anciens comme, par exemple, ces propos attribués à Moise: «Maintenez fortement
le sabbat aussi long temps que dureront les cieux et la terre» nous lui
dirions: dans quel livre as-tu trouvé cela? Apporte-le! Nous savons que cela ne
se trouve pas dans leurs livres car c’un pur mensonge.» Extrait de Madjmou
al-fatawa
(4/110-112).

Allah le sait mieux.