Il y a des films qui font apparaître les prophètes dans le cadre de l’instruction des enfants. Nous est il permis de laisser nos enfants regarder des films cartoon portant sur les prophètes ou des films dans lesquels apparaissent notre seigneur Bilal et la Dame Marie comme le film intitulé Le Message et celui intitulé La Dame Marie. J’utilise ces films pour instruire les enfants car ils sont tiraillés entre différentes représentations concernant les prophètes. Je leur apprend encore à quel point les prophètes se sont fatigués dans la transmission de leurs messages.
Louanges à Allah
Premièrement, les ulémas
contemporains sont tous d’avis qu’il est interdit de représenter les prophètes
(p.s)en général et notre Prophète Muhammad (Bénédiction et salut soient sur
lui) en particulier.
Cette interdiction a
fait l’objet d’une fatwa émise par la Commission Permanente pour la Consultance
religieuse du Royaume d’Arabie Saoudite et une résolution de l’Académie Islamique
de Jurisprudence au cours d’une réunion tenue à La Mecque. Nul doute que la
représentation figurative des prophètes est un mépris pour eux, un dénigrement
et un manque d’estime pour eux. Car on sait que leur magnification
, leur vénération et leur respect sont inculqués aux âmes. Or leur
représentation par des figurants pousse les spectateurs à leur manquer de
respect. C’est notamment le cas quand ils figurent dans des films cartoon.
Ce qu’Allah nous raconté
de leurs histoires dans le Coran suffit (pour nous édifier): «Dans leurs récits
il y a certes une leçon pour les gens doués d’intelligence. Ce n’est point là
un récit fabriqué. C’est au contraire la confirmation de ce qui existait déjà
avant lui, un exposé détaillé de toute chose, un guide et une miséricorde pour
des gens qui croient» (Coran,12:111).
On lit dans la
résolution de l’Académie Islamique de Jurisprudence: « Se faire représenter sa
noble personne à travers des images , fixes ou mobiles, avec relief ou avec
ombre ou sans les deux, tout cela est interdit. Il est illicite puisque la loi
religieuse ne le permet pas. Il n’est pas permis de les fabriquer ni de les
adopter pour un objectif quelconque, pour un dessin quelconque ou pour une fin
quelconque car cela entraîne d’importants dégâts et de graves et très
nombreuses appréhensions.
Les Autorités publiques,
les responsables, les ministères de l’information et les patrons de presse
doivent interdire la représentation du Prophète (Bénédiction et salut soient
sur lui) à travers des images avec ou sans relief, dans les récits, comtes,
pièces de théâtres, livres pour enfants, films, télévision, cinéma et d’autres
moyens de diffusions. Il faut s’y opposer et détruire toute production
existante. A cet égard, tous les prophètes sont assimilables à notre Prophète
(Bénédiction et salut soient sur lui). On interdit à leur égard ce qui l’est
pour notre Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui).» Extrait des
résolutions de l’Académie Islamique de Jurisprudence, 8e session,
résolution n° 6. Il découle de ce qui précède l’interdiction de regarder les
films en question, qu’ils revêtent la forme classique ou présentés sous la
forme cartoon.
Deuxièmement, il n’est
absolument pas permis de réaliser une représentation figurative des Compagnons
selon le juste des avis émis par les ulémas. Voilà la teneur de la fatwa émise
par le collège des Grands ulémas du Royaume d’Arabie Saoudite et de la
résolution de l’Académie Islamique de la Jurisprudence de la Ligue Islamique
Mondiale. Voir la réponse donnée à la question n°
163107.
Aucune différence
n’existe à cet égard entre les petits compagnons et les grands ou entre les
califes bien guidés et les autres car leur représentation est de nature à diminuer
leur respectabilité et à abaisser le rang qu’ils occupent chez les fidèles. Ils
ont joui de l’honneur que confèrent la compagnie du Messager d’Allah(Bénédiction
et salut soient sur lui) , la participation au djihad à ses côtés pour défendre
la religion, la dispense de bons conseils pour Allah à Son Messager et dans Sa
religion, et la transmission de cette religion et du savoir à nous. Tous ces
facteurs nous font obligation de reconnaître leur rang, de les respecter et de
les vénérer.
Nul doute que leur
représentation figurative écorche l’image idéale qu’ils ont dans l’esprit des
gens. Les séquences peuvent imprimer l’impression que l’acteur représente
fidèlement le Compagnon parfait. Il s’y ajoute que des films et séries (conçus
à cet effet) véhiculent des déformations
et des manipulations et des séquences inventées en fonction des exigences de
l’industrie cinématographique.
On lit dans la fatwa de
la Commission Permanente (1/712): «Faire une représentation figurative des
Compagnons ou de l’un d’entre eux est interdit car cela revient à les abaisser , à les banaliser et à les exposer à la critique.
Si on croit qu’agir dans ce sens permet de réaliser un intérêt, les dégâts qui
en résultent sont plus évidents. Or quand l’inconvénient l’emporte sur l’avantage
dans une affaire, on interdit celle-ci. C’est dans ce sens que fut prise la
résolution du Collège des Grands ulémas.» Pour être plus utiles, nous
reproduisons ci-après ladite résolution prise par le Collège des Grands ulémas
approuvé à l’unanimité par tous ses membres. En voici le texte:
«1. Certes, Allah le
Transcendant et Très haut a rendu hommage aux Compagnons, expliqué leur haut
rang et leur haute position. Or, faire
apparaître l’un quelconque d’entre eux dans une pièce de théâtre ou un film contredit
l’hommage qu’Allah Très haut leur a rendu et les rabaisse par rapport au rang
élevé qu’Allah leur a fait occuper pour les honorer.
«2. La représentation de
l’un d’entre eux peut faire l’objet de railleries et de moqueries. Les acteurs
qui incarnent leur rôle ne sont pas publiquement réputés pour être
particulièrement bons et pieux. S’y ajoute que les propriétaires de théâtres
cherchent à en profiter pour réaliser des gains matériels. En outre, quelles
que soient les précautions prises , ces productions
sont empreintes de mensonge et de médisance. La représentation figurative des
Compagnons (P.A.a) fait penser à une situation
désastreuse, ce qui peut ébranler la confiance placée dans les Compagnons du
Messager (Bénédiction et salut soient sur lui) et entamer leur respectabilité
auprès des spectateurs musulmans et leur ouvrir la porte de la mise en doute de
leur religion, de la discussion, voire de la querelle autour des Compagnons de
Muhammad (Bénédiction et salut soient sur lui). Les productions nécessitent que
des acteurs jouent les rôles d’Abou Djahl et consorts
et insultent Bilal et le Messager (Bénédiction et
salut soient sur lui) et le message islamique qu’il a apporté. Ce qui est sans
doute condamnable. Les productions constituent encore un moyen de semer le
trouble dans les pensées des musulmans concernant leur crédo,
le livre de leur Maître et la Sunna de leur Prophète (Bénédiction et salut
soient sur lui).
3. «Quant aux intérêts
prêtés aux films, à savoir la démonstration de belles mœurs, de bonnes règles
de conduite, tout en se conformant à la vérité, en suivant une biographie bien
vérifiée et évitant un manquement quelconque dans le seul but de donner des
leçons à méditer, tout cela est purement hypothétique. En effet, quand on connait les acteurs et leurs motivations, on sait que ce
type de production jure avec la réalité du vécu des acteurs et leurs fans,
ainsi qu’avec les actes qu’ils posent dans leur vie publique et privée.
4. «Figure parmi les
règles bien établies de la Charia que tout ce constitue un pur inconvénient ou
toute entreprise dans laquelle l’inconvénient l’emporte sont interdits. Or, à
supposer que la représentation figurative des Compagnons permet de réaliser un
intérêt, l’inconvénient qu’il représente l’emporte. Aussi doit on l’interdire
pour sauvegarder un (plus grand) intérêt, parer à tout (mauvais) prétexte et préserver
l’honneur des Compagnons de Muhammad (Bénédiction et salut soient sur lui).
Extrait des recherches du Collèges des Grand ulémas (3/328). Voir la réponse donnée
à la question n° 14488.
