J’ai volé de petites choses au nombre de quatre ou cinq d’une épicerie et auprès de l’un de mes proches parents quand j’étais tout petit à l’école primaire. J’agissais ainsi par malheur mais pas parce j’éprouvais le besoin de posséder les choses en question.
Ma question est la suivante: que devrais-je faire par rapport à ce que j’ai volé quand on sait que je ne dispose plus des objets volés pour pouvoir les restituer?
Louanges à Allah
Premièrement, on a déjà vu dans la
réponse donnée à la question n° 7833 des
propos concernant le vol des enfants, ses causes et la manière d’y remédier.
Deuxièmement, si un enfant vole un bien
ou agresse une personne de manière à détruire une partie des biens ou la
blesser ou la tuer ou lui porter d’autres atteintes pareilles, il ne commet
aucun péché parce qu’il est toujours mineur. Mais les droits de la victime
demeurent et l’enfant doit en assurer la garantie grâce à ses biens.
An-Nawawi
(Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit dans al-Madjmou
(7/37):« Selon Ibn al-Moundhir,
les agressions commises par des enfants doivent être indemnisées grâce à des prélèvements sur les biens des
agresseurs.» Ibn al-Qoudamah a cité les mêmes propos
dans al-Moughni (3/108).
Cheikh Abdoul Aziz ibn Baz (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a été interrogé sur le
statut de quelqu’un qui s’est emparé injustement des biens de plusieurs
personnes avant son atteinte de l’âge de la majorité et qui, une fois majeur,
s’est repenti devant son Maître et a sollicité Son pardon. Il veut restituer
les biens à leurs propriétaires mais il ne connait pas les montants. Il s’est
efforcé de les estimer sans léser personne, s’il plaît à Allah. Il se trouve
que le nom et le lieu de résidence de l’une des personnes concernées ne sont pas connus. Peut-il
faire de la part de cette personne une aumône en son nom?»
Voici sa réponse:« S’agissant des
personnes qu’il a reconnues, il doit s’efforcer à leur donner leurs droits
selon ce qu’il croit fortement juste ou demander leur pardon par rapport à ce
qui s’était passé. Quant à ceux qu’ils ne reconnait pas et ne sait pas s’il sont toujours vivants ou morts et ne connait pas non
plus leurs héritiers, il doit faire une aumône en lieu et place des ayant-droit
tout en se repentant sincèrement devant Allah. Cela lui permet d’avoir acquis
de conscience , s’il plaît à Allah.» Extrait de:
http://www.binbaz.org.sa/mat/9338
Le fait pour vous de ne plus disposer
du bien volé pour l’avoir consommé, ne vous soustrait pas à l’obligation de
restituer un objet pareil ou sa valeur à l’ayant droit. Si la restitution de
ces choses aux ayant-droit s’avère gênante, vous n’êtes pas tenu de les en
informer car il suffit de leur restituer leurs droits par quelque moyen que ce
soit.
Cheikh Abdoul Aziz ibn Baz (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a été
interrogé à propos d’un bien volé par un voleur qui s’est par la suite repenti
et a voulu restituer l’objet volé mais éprouve une certaine gêne.
Voici sa réponse:
«Il doit restituer comme il peut les biens volés à leurs propriétaires, s’il
les connait. Il peut le faire sans qu’ils sachent qu’il est le voleur. Il peut
les leur faire parvenir par l’entremise d’une personne sûre ou par voie postale
ou autre. Il ne lui est pas permis de s’abstenir de les restituer. Bien au
contraire, il doit leur faire parvenir leurs biens par n’importe quel moyen
anonyme. Il peut remettre les biens à quelqu’un dont il est sûr qu’il va les
leur remettre et leur dire: voici une commission qui
m’a été confiée par une personne qui
vous le doit pour vous la transmettre. Allah soit loué.»
http://www.binbaz.org.sa/mat/17764
Voir la réponse donnée à la question n°
83099 et la réponse donnée à la question n°
31234.
Nous demandons à Allah pour vous
davantage de guidance et de raffermissement.
Allah le sait mieux.
