Que dire de celui qui, après avoir achevé le pèlerinage majeur procède à un pèlerinage mineur?

Louanges à Allah

« Voilà une pratique sans fondement dans la Sunna. En
dépit de leur volonté de bien faire, les Compagnons (P.A.a) n’accomplissaient
pas un pèlerinage mineur isolé après l’acquittement du pèlerinage majeur.
Pourtant , ils représentent la meilleure génération. Cette pratique relève d’un
cas déterminé lié à l’histoire d’Aïcha, la mère des croyants, (P.A.a). Après
s’être engagée dans un pèlerinage mineur, elle vit ses règles avant son arrivée
à La Mecque. Le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) lui donna
l’ordre d’ajouter le pèlerinage majeur à son pèlerinage mineur initial, de
sorte à se retrouver dans l’option quirane. Il lui dit: «La circumambulation
autour de la Kaaba et la marche entre Safa et Marwa auxquelles tu vas procéder
te suffiront pour les deux pèlerinages mineur et majeur.» Au sortir du
pèlerinage, elle insista pour que le Prophète (Bénédiction et salut soient sur
lui) lui permît de faire un pèlerinage mineur à la place celui gâté par les
règles. Autorisation lui en fut donnée assortie d’un ordre adressé à son frère
Abdourrahman ibn Aboubakr de sortir avec elle du territoire sacré. C’est ainsi
qu’elle accomplit son pèlerinage mineur. Si une femme se retrouve dans la même
situation qu’Aïcha et veut effectuer un pèlerinage mineur, nous lui dirons:
aucun inconvénient. Tu peux faire comme la Mère des Croyants, Aïcha (P.A.a)  agissant sur l’ordre du Prophète (Bénédiction
et salut soient sur lui).

Parmi les preuves de la non recommandation de la pratique
figure le fait qu’Abdourrahman ibn Abi Bakr, parti en compagnie de sa sœur, ne
se mit pas en état de sacralisation parce qu’il n’en comprenait pas la
nécessité et n’en avait pas reçu l’ordre du Messager d’Allah (Bénédiction et
salut soient  sur lui). Si la pratique
était instituée, Abdourrahm aurait fait un pèlerinage mineur, la chose lui
étant facile parce qu’ayant à accompagner sa sœur tout au long du parcours.

Il s’agit de préciser que ce que font certains pèlerins
n’a pas de fondement dans la Sunna. Cependant, 
à supposer qu’il soit difficile à un pèlerin de revenir à La Mecque
alors qu’au départ  il avait opté pour un
pèlerinage majeur isolé, dans ce cas , il  a la contrainte de faire un pèlerinage mineur
pour s’acquitter de cette obligation. Car le pèlerinage mineur est bien une
obligation personnelle selon l’avis le mieux argumenté parmi les opinions des
ulémas. Aussi, le pèlerin peut il se rendre à Tan’aim ou à un autre endroit en
dehors du territoire sacré pour y entrer en état de sacralisation et revenir
procéder à la circumambulation, à la marche entre Safa et Marwa et raser ou
diminuer ses cheveux.»