Quel est le temps de l’égorgement du sacrifice?

Réponse

Louanges à Allah

Le temps de
l’égorgement du sacrifice commence au sortir de la prière marquant la fête du
Sacrifice et se termine au coucher du soleil du 13e jour du mois de Dhoul Hidjdja. Autrement dire,
les jours de l’égorgement sont au nombre de 4: le jour
du Sacrifice et les trois jours suivants.

Il est
préférable de s’empresser à égorger le sacrifice dès la fin de la prière
marquant la fête comme le faisait le Messager d’Allah (Bénédiction et salut
soient sur lui). Le premier aliment à manger par l’auteur du sacrifice doit
provenir de la bête sacrifiée.

Ahmad (22475) a rapporté  que Bourayda (P.A.a) a dit: «Le
Messager d’Allah (Bénédiction et salut soient sur lui) ne sortait pas de chez
lui le jour de la rupture du jeûne avant de manger et ne mangeait pas le jour
du Sacrifice avant de rentrer (du lieu de prière) car il mangeait de la viande
du sacrifice.

Az-Zaylai a rapporté
dans Nasbou-Raya (2/319) qu’Ibn al-Qattan l’a jugé authentique. Ibn al-Qayyim
(Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a écrit dans Zaad
al-maad
(2/319):«Ali ibn
Abi Talib (P.A.a) a dit:
les jours de l’égorgement du sacrifice sont le jour du Sacrifice et les trois
jours suivants. C’est la doctrine d’al-Hassan, l’imam des habitants de Bassora,
d’Ata ibn Abi Rabah, l’imam des habitants de La Mecque, d’al-Awzai, l’imam des Syriens, de Chaffi
(Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde), l’imam des jurisconsultes attaché  au Hadith.
C’est aussi le choix d’Ibn Mandah. Les trois jours
ont ceci de particulier qu’ils restent les jours de Mina, les jours de la
lapidation, les jours de Tachriq. Il est interdit d’y
jeûner. Puisqu’ils se valent en cela, comment peuvent-ils être différenciés par
rapport à la permission d’y égorger le sacrifice sans se fonder sur un texte ou
un consensus.

On a rapporté de
deux côtés différents qui se consolident mutuellement que le Prophète
(Bénédiction et salut soient sur lui) a dit:« Tout
Mina est un abattoir et tous les jours de Tachriq
sont un temps d’égorgement.» Ce hadith est jugé authentique dans as-silsilah as-sahihah (2476).

A propos du
temps de l’égorgement, cheikh Ibn Outhaymine dit dans
Ahkaam al-Oudhiyyah
:«A partir de la fin de la prière marquant la fête du
Sacrifice jusqu’au coucher du soleil du dernier jour du Tachriq.
C’est-à-dire le 13e jour de Dhoul Hidjdja. Aussi les jours d’égorgement sont
ils au nombre de 4: le jour de la fête et les
trois jours suivants. Si quelqu’un égorge son sacrifice avant la prière ou
après le coucher su soleil du 13e jour, il
n’aura pas fait un juste sacrifice.

Si toutefois le
retard par rapport aux jours du Tachriq avait une
excuse comme la fuite de la bête qui ne résulte pas d’une négligence et qui
fait qu’on n’arrive à maitriser la bête qu’après l’écoulement du temps de
l’égorgement. C’est aussi le cas quand on mandate quelqu’un pour égorger le
sacrifice et que le mandataire oublie de s’exécuter jusqu’à l’écoulement du
temps. Dans ce cas, il n’y a aucun inconvénient à égorger la bête après le
temps prévu. Le raisonnement par analogie permet de comparer cette situation à
celle d’une personne qui s’endort au moment d’une prière ou l’oublie car elle
fait la prière quand elle se réveille ou se souvient.

Il est permis de
procéder à l’égorgement de la bête le jour comme la nuit pendant le délai sus
indiqué. Mais il vaut mieux le faire le jour. Le jour du sacrifice après les
sermons est préférable. Chacun des jours suivants est préférable à celui qui le
suit puisqu’il s’agit de s’empresser à faire du bien.» Citation succincte.

On lit dans Fatawa de la Commission Permanente (11/406):«Les jours au cours desquels on doit faire le sacrifice
qu’impliquent les options du pèlerinage dites tamatou
(pèlerinage fait en deux étapes séparées d’une pause) et le quiran
(pèlerinage intégré) sont au nombre de 4: le jour de la fête et les trois jours
suivants. L’égorgement prend fin au coucher du soleil du 4e
jours selon l’avis