J’ai trois questions auxquelles j’espère trouver des réponses directes car elles ne ressemblent pas aux autres questions. J’espère qu’on les lira très attentivement et leur apportera les réponses d’un uléma, un connaisseur expérimenté apte à guérir mon cœur fortement affecté.
Voici mon histoire: je suis un jeune musulman. Mon enfance n’était pas ordinaire. Je suis issu de parents pauvres qui ne s’entendaient pas à cause de ma mère. Ils vivaient très à l’étroit. Ma mère était de très mauvais caractère. Je regrette d’avoir à le dire. Elle créait des problèmes avec tous ceux qui habitaient dans la maison. Elle était d’une nature infréquentable et belliqueuse. Elles ne permettait pas à ses filles, mêmes devenues grandes, de faire la cuisine ou de toucher à quoi que ce soit sans son autorisation.
En ce qui me concerne, depuis mon enfance jusqu’à ma jeunesse, ma mère me créait des problèmes en se mêlant de toutes mes affaires , importantes ou pas. Elle en arrivait même à vouloir que je mange quand elle le veut et ce qu’elle veut et que je m’habille comme elle veut et que je ne sorte jamais de la maison (sans sa permission) sous prétexte que le jour état très ensoleillé ou pluvieux ou venteux. Même quand il s’agissait d’aller aux toilettes, elle tenait à dire à celui qui s’y trouvait ce qu’il devait faire ou ne pas faire. Elle interdisait à ses enfants de parler des sujets de leur choix. Tout jeune, je souffrais de ses comportements et il m’arrivait par excès de colère d’insulter Allah! Je savais qu’il est interdit de proférer des insultes et que cela constitue un péché. Mais je ne savais pas que cela relevait de la mécréance. Quand je l’ai appris , je me suis repenti et cessé d’insulter.
Je souffrais effectivement des agissements de ma mère. Je me laissais entraîner dans une âpre prise de bec ponctuée par des injures, par la brise d’ustensiles et le déchirement de vêtements. C’étaient des comportements dictés par l’intensité de la colère. J’en arrivais à ne plus m’intéresser sérieusement à mes études, d’où mon échec, bien qu’ayant été auparavant parmi les brillants et possédant de bonnes aptitudes et faisant preuves de bonnes mœurs de l’aveu de tous.
Quand j’ai eu 14 ans, je priais à l’heure, à l’exception de la prière du matin. J’y faisais preuve de laxisme jusqu’à l’âge de 24 car je croyais, sur la base de ce que j’avais appris, que la prière ratée pouvait être rattrapée (quand on voulais) et que la religion était une source de miséricorde. J’ignorais naturellement certaines affaires religieuses et commettais des péchés comme les autres musulmans. Mes questions sont les suivantes:
1. Il est bien connu qu’Allah a établi des lois universelles et des lois religieuses. Selon les lois universelles, l’individu qui aspire à devenir un médecin doit, par exemple, étudier la médecine. En ce qui me concerne, je voulais dès mon enfance m’instruire mais les problèmes que j’ai vécus avec ma mère et mon environnement immédiat ont rendu ma réussite dans les études impossible. Pourtant j’ai employé toutes les causes universelles (naturelles). Là, je pose cette question: la cause de mon insuccès dans les études réside-t-elle dans ma négligence des causes naturelles ou dans ma sou estimation des causes religieuses, en d’autres termes ma commission de péchés? Si tu dis: c’est à cause de tes péchés, je te dirais que j’étais tout jeune donc mineur. En plus, on m’a infligé des soucis accablants qui m’ont détourné des études. Si tu dis: c’est parce que tu as désobéi à ta mère, je te dirais: elle ne m’a donné aucune possibilité de lui prouver mon dévouement. C’est bien elle qui suscitait les problèmes et les conflits comme peuvent en témoigner mes frères et tous ceux qui me sont proches. Je répète la question: la cause de mon échec réside réside-t-elle dans mon négligence des causes naturelles ou de celle des causes religieuses?
2. Maintenant, je suis un homme qui n’a pu avoir ni métier ni travail en dehors de quelques activités. J’ai cherché des dizaines de fois à trouver un bon emploi sans succès. Il s’y ajoute que les envieux s’acharnent sur moi. Tout cela est-il dû à ma négligence des causes universelles (naturelles) ou de celles religieuses? Si tu dis : c’est pour ta négligence des causes naturelles, je te dirais: il y a des gens qui n’ont pas fourni le dixième des efforts que j’ai consentis mais qui pourtant ont trouvé un bon emploi et enregistré un succès. Si tu dis: c’est parce que tu as négligé les causes religieuses, je te dirais: il y a des gens qui réussissent dans leur travail et obtiennent leur subsistance alors qu’ils font partie des plus pervers et des plus débauchés. Je n’entends pas par là accuser Allah d’être injuste, loin s’en faut. Je ne veux qu’obtenir une explication religieuse de mon sort fournie par un ulémas accompli afin de pouvoir corriger mes fautes et comprendre mon état.
3.Si tu dis: pourquoi ne te lances-tu pas dans les études de nouveau même à l’âge de 35 ans?- Je dis: je suis tombé malade depuis 7 ans suite à une sévère dépression qui a légèrement affaibli ma mémoire. Mais j’ai essayé il y a cinq ans de reprendre les études et j’ai enregistré un succès relatif. Ne disposant pas de revenu, j’étais obligé de chercher du travail en vain. Ce malheur et ce manque d’assistance (chance) liés soit aux causes naturelles soit aux causes religieuses résultent-ils encore de mes péchés bien que je sois un musulman normal? Cela reflète-t-il la colère d’Allah- à Allah ne plaise. Dites-moi ce qu’il en est. Puisse Allah vous accorder Sa miséricorde. Je sais que j’ai été long mais je fais exprès de raconter toute l’histoire afin que celui vas répondre à mes questions puisse comprendre mon cas.
Louanges à Allah
Premièrement, le croyant subit dans cette vie des
épreuves afin que l’on sache qu’il est
sincère dans sa foi, auquel cas on lui accorde la rétribution méritée. Il subit
des malheurs et des épreuves pour élever son grade auprès de son Maître, s’il
les endure pour complaire à Allah.
Le Très-haut a dit:« Très certainement, Nous vous
éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes
et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants, qui disent, quand un
malheur les atteint: « Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous
retournerons. Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la
miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés.» Coran,2: 155-157).
D’après Mous’ab ibn Saad son
père a dit:« J’ai dit :
-«Messager d’Allah, quels sont humains qui subiront la
plus dure épreuve?»
-«Les prophètes suivis des meilleurs puis des meilleurs;
chacun sera éprouvé en fonction de sa foi. Plus celle-ci est solide, plus
l’épreuve sera dure. Si la foi est précaire, celui qu’elle anime subira une
épreuve proportionnée. Le fidèle ne cessera d’être éprouvé jusqu’à ce qu’il
marche sur terre débarrassé de toute faute.» (Rapporté par at-Tirmidhi,2398) et jugé par lui bon et authentique et déclaré bon par
al-Albani dans Mishkat
al-massabih,1562).
Mon frère! Endure ton sort. Remets-toi en à ton Maître
afin qu’Il mette fin à ton épreuve. La vie d’ici-bas n’est pas une voie sombre
ni une impasse, comme le croient bon nombre de ceux qui subissent des
difficultés vitales ou des épreuves frappant leurs biens ou leurs siens. Bien
au contraire, la vie offre de nombreuses
portes ouvertes. Il n’y manque que notre détermination à travailler.
Ouvre sérieusement et ne te laisse pas sombrer dans des souvenirs.
Substitue-leur l’espoir accompagné de l’action pour perpétuer l’exemple des
prophètes et pieuses gens rompus à l’œuvre et à la construction.
Deuxièmement, il faut clarifier la question des causes
universelles et des causes religieuses par rapport à ton sujet et afin que les
choses t’apparaissent clairement.
Nous disons qu’Allah Très-haut a lié les choses à leurs
causes depuis l’origine de la création et de la formation. C’est ce qu’on
appelle les causes universelles. Ces causes ont des spécificités et des marques
(distinctives) dont les suivantes:
1. Les unes sont licites tandis que les autres sont
illicites.
2.Elles ne
s’appliquent pas exclusivement aux musulmans mais à l’ensemble des créatures.
3.Même si elles
sont liées à des choses dont Allah a voulu qu’elles servent de causes, elles
demeurent comme telles grâce à la création, à l’arrangement et la gestion
d’Allah. Si Allah veut, Il les laisse fonctionner comme Il les a créées et
rendues aptes à produire leurs effets. S’Il le veut ,
Il peut les annuler voire les rendre contreproductives car personne ne
réexamine le jugement du Transcendant et personne ne peut s’opposer à Sa
sentence.
Ibn al-Qayyim (Puisse Allah lui
accorder Sa miséricorde) dit:« Il y a des gens qui confirment les causes en tant que choses
créées, ordonnées, décrétées et intégrées (dans la loi religieuse) et les
maintiennent à la place qu’Allah leur a donnée comme instruments dépendant de Sa
gestion donc de Sa volonté. Elles dépendant effectivement de Sa volonté et se
déroulent selon Son jugement. Le Transcendant les renforce les unes par les
autres ou les annule les unes par les autres, s’Il le veut, ou retire aux unes
leur force et efficacité, les en prive et empêche qu’elles produisent leurs
effets en dépit de l’existence de la causalité, dans le seul but de faire
connaître à Ses créatures qu’Il reste l’Agent qui fait ce qu’Il veut et que
rien ne peut agir en toute indépendance et avec efficacité en dehors de Sa
volonté et que se fier à une cause sans tenir compte de Lui est comme se refugier dans une toile d’araignée, même si la cause
(ordinaire) reste une cause.» Extrait de
Madaridj as-Salikine
(1/244).
Nous allons donner un exemple en rapport avec ta première
question pour te rendre l’image plus claire: Allah Très-haut a fait de l’étude
et de la force d’apprentissage , de mémorisation et de
compréhension une cause de réussite dans les études. Cela s’applique aussi bien
au musulman que pour le mécréant comme
il est constaté et connu. Cependant, certains étudiants trichent aux examens
pour réussir. Ceux-là auront employé une cause universelle interdite. D’autres
étudiants font appel à un intermédiaire pour obtenir le même résultat, ce qui
n’est pas moins interdit.
En dépit de tout cela nous disons: est-ce que tout
étudiant qui apprend , mémorise et comprend réussira
nécessairement? La réponse est bien sûr non. C’est parce qu’Allah Très-haut est
le Maître des causes et de leurs effets. Il peut pour Son infinie sagesse
affaiblir la mémorisation et la compréhension de l’étudiant au moment de
l’examen de sorte que celui qui pourtant a étudié, mémorisé et compris ses matières
ne réalise pas un succès éclatant. Allah peut même annuler tout cela (la
causalité) au point que l’étudiant ne réussie pas du tout.
L’une des causes de l’affaiblissement par Allah Très-
haut des causes naturelles (que son l’apprentissage, la mémorisation et la
compréhension) peut résider dans une grande désobéissance envers Allah commise
par l’étudiant concerné telle insulter Allah Très-haut ou frapper sa mère ou humilier son père. La
sagesse qui son tend l’annulation de la cause peut aussi résider dans la
protection de sa foi contre la tentation qu’il subirait s’il avait réalisé un
succès éblouissant. Les sagesses peuvent être multiples et très importantes.
Quant aux causes religieuses, elles consistent dans tout
ce dont Allah Très-haut a fait une cause devant entraîner des effets selon les
textes de la loi. C’est comme faire de l’exorcisme, du miel et de la graine
noire des remèdes à des maladies. C’est encore comme faire de la piété et de
l’entretien des liens de parenté une source de subsistance. Ces causes sont
réservées aux musulmans. Elles peuvent
encore être affaiblies
, voire annulées, compte tenu d’une importante sagesse.
Nous attirons ici l’attention (du lecteur) sur
l’existence de causes religieuses de la réussite dans l’apprentissage. Nous
entendons parler de causes inhérentes
aux pratiques cultuelles et actes d’obéissance spécifiquement liés à
l’objectif recherché (la réussite) en ce sens qu’elles demeurent à elles seules
les facteurs déterminants à l’exclusion de toutes les autres causes
universelles. Si un musulman passait la nuit à prier et la journée à jeûner et
demandait à Allah l’assistance et la réussite, il n’aurait pas employé les
moyens lui permettant de bien apprendre pour réussir dans ses études. La seule
piété filiale ne suffit pas pour constituer une cause de réussite.
Bien plus, il n’est pas permis au musulman de se conduire
de la sorte en croyant que cela constitue des causes suffisantes pour sa
réussite dans les études. Allah Très-haut n’en a pas fait des causes spéciales pour
cela. Il est vrai toutefois que les œuvres pies de
l’étudiant peuvent lui être utiles puisqu’Allah peut
en faire les moyens de renforcement de son cœur et de son succès à l’examen.
Encore faut-il employer la cause universelle (normale) qu’est l’étude.
Même dans l’acquisition du savoir religieux, le seul fait
de se livrer aux actes de dévotion ne suffit pas pour obtenir des connaissances. Le Prophète (Bénédiction
et salut soient sur lui) a tranché la question en disant: «Ce n’est qu’en
apprenant qu’on peut obtenir le savoir.» (Rapporté par at-Tabarani
et jugé on par Ibn Hadjar et par al-Albani).
Cependant, celui qui s’engage dans la recherche du savoir
a besoin de soutien et de réconfort afin de l’aider à mémoriser et à
comprendre, choses que la piété, l’invocation et les bons actes peuvent procurer . L’obtention de la progéniture relève de ce
registre. En effet, Allah Très-haut l’a liée à des causes naturelles bien
connues. Il n’est pas permis au musulman de se livrer aux plus importants actes
cultuels dans l’espoir qu’Allah lui procurera
une progéniture sans se marier.
Il se serait alors engagé dans le mauvais chemin et utilisé de mauvais moyens.
Si en revanche, il se marie et s’accouple avec son épouse, il pourrait en plus employer l’invocation en tant que moyen religieux.
Cela dit, la réponse à ta première question est ceci: tu
n’as pas réussi dans tes études à cause de l’absence de la cause universelle
qu’est l’étude. Même si tu avais bien étudié, Allah pourrait ne pas en faire
une cause déterminant ta réussite en
raison de tes péchés. Il pourrait aussi empêcher la cause normale de produire
ses effets pour éprouver ta sincérité dans ta foi ou pour éviter un mal qui
aurait résulté de ta réussite ou pour vous réserver un bien beaucoup plus
important ou pour d’autres sagesses que nous pouvons savoir ou ignorer .
Le Transcendant, Sage et Bien informé gère les choses
sagement et fait dérouler les affaires de Ses créatures par Sa puissance, Sa
maîtrise des choses, Son savoir et Sa douceur. Personne ne peut s’opposer à Son
jugement et rien ne peut changer Ses
mots.
La question ne réside pas dans une précipitation à
réaliser les désirs des fidèles. Ceux-ci sont trop faibles pour gérer leurs
propres affaires et a fortiori les affaires de l’univers, ne serait-ce qu’en
faisant des suggestions ou en proposant des choix. En vérité, le choix en toute
chose revient au Maître, l’Auguste, le Sage et Bien informé. Le Très-haut dit:
«Ton Seigneur crée ce qu’Il veut et Il choisit; il ne leur a jamais appartenu
de choisir. Gloire à Allah! Il transcende ce qu’ils associent à Lui! Ton
Seigneur sait ce que cachent leurs poitrines et ce qu’ils divulguent .C’est lui
Allah. Pas de divinité à part Lui. A Lui la louange ici-bas comme dans
l’au-delà. A Lui appartient le jugement. Et vers Lui vous serez ramenés.»
(Coran,28:68-70) et dit:« En vérité ton Seigneur étend
Ses dons largement à qu’Il veut ou les accorde avec parcimonie. Il est, sur Ses
serviteurs, Parfaitement Connaisseur et Clairvoyant.» (Coran,17:30).
C’est Lui, le Transcendant qui répartit (les fortunes) et procure la
subsistance (à celui qu’Il veut) par Sa sagesse.
Le croyant se satisfait du jugement et du décret d’Allah.
C’est dans ce sens que le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) dit:
«Le sort du croyant est étonnant. Son sort est entièrement bon, ce qui n’est
donné qu’au croyant. Si un bon évènement lui arrive et qu’il en remercie
(Allah) cela représente un bien pour lui. Si un mal l’atteint et qu’il
l’endure, cela devient un bien pour lui.» (Rapporté par Mouslim,2999).
On ajoute à l’agrément de la sentence d’Allah Très-haut
la connaissance par le fidèle du fait qu’Allah ne lui prescrit que du bien. La
fortune du fidèle ne signifie pas qu’il jouit d’un mérite auprès d’Allah.
Regarde Coré que tout un groupe d’hommes était incapable de porter les clés de
son trésor! Regarde le courroux divin qui le frappa et se traduisit par son engloutissement par
la terre. Regarde Pharaon et le pouvoir
dont il jouissait en terre égyptienne!
Regarde comment la sa colère divine qui
le saisit se traduisit par sa noyade en mer! Leurs richesses et leur pouvoirs leur furent-ils utiles? Est-ce que la
situation dont ils jouissaient indiquait qu’Allah Très-haut était satisfait
d’eux?
Frère! Ne sois pas trompé par ce que tu constates chez
les autres en termes de fortune et de pouvoir. Les avantages mondains sont
accordés par Allah Très-haut aussi bien à celui qu’Il aime qu’
à celui qu’Il n’aime pas. Mais il ne donne les avantages de l’au-delà
qu’à celui qu’Il aime. Le très-haut a dit dans ce
discours adressé en premier lieu à Son Prophète (Bénédiction et salut soient
sur lui) et à nous a fortiori:« Et ne tends point les yeux vers ce dont Nous
avons donné jouissance temporaire à certains groupes d’entre eux, comme décor
de la vie présente, afin de les éprouver par cela. Ce qu’Allah fournit (au
Paradis) est meilleur et plus durable.» (Coran,20:131).
Troisièmement, s’agissant de ta dernière question, sa
réponse se trouve dans ce qui est déjà dit. Nous te renvoyons
à réponse donnée à la question n° 114019.
Tu y trouveras des éléments utiles, s’il plaît à Allah.
Pour résumer ce qui précède, il convient que tu ne
négliges pas l’usage des causes universelles et que tu œuvres pour
améliorer tes rapports avec ton Maître
Très-haut et tes rapports avec tes semblables, notamment tes proches parents.
Ta négligence de l’usage des causes universelles rendra ta vie difficile et
t’attirera le malheur. L’usage , fut il parfait, des
dites causes ne te mettra pas pour autant à l’abri des épreuves et malheurs car
ils peuvent toujours t’atteindre à causes de tes péchés et actes de
désobéissance. A ce propos le Très-haut dit:« Quoi! Quand un malheur vous
atteint – mais vous en avez jadis infligé le double – vous dites: « D’où
vient cela? » Réponds-leur: « Il vient de vous-mêmes ». Certes
Allah est Omnipotent.» (Coran,3:165) et :« Tout
malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il
pardonne beaucoup.» (Coran,42:30) ou pour d’autres rasions déjà expliquées.
Sache que le vrai
malheur est celui du cœur qui résulte des péchés et actes de désobéissance.
Celui qui est frappé de ce malheur n’éprouvera pas de bonheur dans son cœur
même s’il possédait les richesses du monde. Son malheur ne s’arrête pas à ce
monde puisqu’il continuera dans l’au-delà et
y sera intensifié par le
châtiment. A ce propos, le Très-haut dit:« quiconque suit Mon guide ne
s’égarera ni ne sera malheureux. Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera
certes, une vie pleine de gêne, et le Jour de la Résurrection Nous l’amènerons
aveugle au rassemblement ».» (Coran,20:123-124).
Sache que le vrai bonheur est celui que le cœur tire de la croyance en Allah et de la confiance en Lui. Ce bonheur
n’est donné qu’à celui qui possède la parfaite connaissance de son Maitre, se conforme à Ses ordres et s’éloigne de Ses
interdits. Ce bonheur sera ressenti par le musulman, même quand il traverse des
difficultés dues à la pauvreté et à une vie précaire. Le musulman
conservera ce bonheur jusqu’à sa vie future. A ce propos ,le Très-haut dit:« Quiconque, mâle ou femelle, fait
une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et
Nous les récompenserons certes, en fonction des meilleures de leurs actions.»
(Coran,16:97). Vu l’importance du présent sujet, voir
la réponse donnée à la question n° 85362.
Allah le sait mieux.
