J’ai lu dans votre site la description du déroulement du hadj et de la oumra… Existe-t-il des règles que l’auteur de l’une ou l’autre pratique doit observer ?

Louange à Allah

Le Très Haut a dit : « Le pèlerinage
a lieu dans des mois connus. Si l’ on se décide de l’ accomplir, alors point
de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage.
Et le bien que vous faites, Allah le sait. Et prenez vos provisions; mais vraiment
la meilleure provision est la piété. Et redoutez- Moi, ô doués d’ intelligence!»
(Coran, 2 : 197)

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Le serviteur doit accomplir les rites du pèlerinage par vénération, par
révérence, par amour et par soumission à Allah, le Maître des univers ;
il doit s’en acquitter dans le calme et la révérence pour bien obéir au Messager
d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui).

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Le pèlerin doit accompagner l’accomplissement de ces importants rites
du pèlerinage par le rappel, par la répétition du takbir (Allahou Akbar)
du Tasbih (Soubhana Allah) du tahmid (al-ham ilillah) et de listighfar
(demande de pardon) parce qu’il s’est engagé dans une pratique cultuelle depuis
son entrée en ihram jusqu’à la fin de cet état. Le pèlerinage n’est
pas un divertissement, ni un jeu auquel on se livre comme on veut et quand on
veut, comme on le constate chez certains qui se livrent avec excès aux jeux,
aux éclats de rire, se moquent des autres, entre autres attitudes inacceptables.
Ils se comportent comme s’ils croyaient que le pèlerinage est institué pour
permettre aux pèlerins de jouer et de s’amuser.

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Le pèlerin doit veiller, comme tout le monde, à l’accomplissement de
ses devoirs envers Allah notamment l’observance collective de la prière aux
heures fixées, la recommandation du bien et l’interdiction du mal..

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Le pèlerin doit être soucieux de profiter aux musulmans, de bien faire
à leur égard en les orientant, en les aidant au besoin, en montrant de la compassion
à l’égard des faibles en particulier pendant la bousculade où l’on a besoin
de la pitié. Car avoir de la pitié pour les créatures fait mériter la pitié
du Créateur. En effet, Allah n’accorde Sa miséricorde qu’à Ses serviteurs qui
compatissent avec les autres.

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Le pèlerin doit éviter les actes et propos licencieux, les actes de rébellion
et les querelles vaines. Mais il doit participer à toute discussion visant à
faire triompher la vérité. Qu’il évite d’agresser les gens et de leur porter
atteinte par la médisance, le colportage, l’insulte, l’injure, les coups, et
les regards orientés vers des femmes étrangères. Ceci est interdit partout,
mais il l’est davantage en pèlerinage.

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Que le pèlerin se méfie du bavardage indécent auquel se livrent beaucoup
de gens pendant l’accomplissement des rites. C’est ainsi que l’on entend dire
après la lapidation des djamra : « nous avons lapidé Satan ».
L’on va même parfois jusqu’à injurier la stèle ou le frapper avec ses chaussures ;
ces gestes sont incompatibles avec l’humilité et l’adoration. C’est le contraire
de l’objectif visé à travers la lapidation des djamra, c’est-à-dire la
perpétuation du rappel d’Allah, le Puissant, le Majestueux.

Référence : le livre
intitulé : al-manhadj li mourid al-oumra wa al-hadj par cheikh Muhammad
ibn Outhaymine.