Je lis le Coran depuis deux ans et je l’ai presque terminé complètement. Cette lecture a approfondi ma conviction de l’authenticité du Coran. J’ai commencé cette année , pour la première fois, à jeûner avec mes amis. Au cours du jeûne de deuxième jour de Ramadan, mon cycle menstruel a commencé. Quand j’ai interrogé mes deux amies sur ce problème, j’ai eu deux réponses contradictoires. Car l’une m’ adit de poursuivre le jeûne tandis que l’autre m’a dit de l’arrêter. Et puis j’ai interrogé un ami qui m’a conseillé de mettre fin au jeûne.

J’ai lu hier un article concernant le Ramadan. Et il y est dit que si l’on ne prononce pas le mot ( la profession de foi ) son jeûne ne sera pas agrée. Je ne répète pas encore mon histoire. J’ai transmis le mot à une amie sous forme d’un SMS. toutes ( mes amies ) savent que je suis une vraie croyante. Mais ma situation ne me permet pas de déclarer ma conversion et de vivre comme les musulmans.

J’ai demandé à Allah que je sais bien informé de mon cas de m’assister. M’est-il permis de poursuivre mon jeûne ou faut-il que je m’arrête ?

Louanges
à Allah

Nous
demandons à Allah de vous disposer à bien accepter l’Islam et de vous assister
à bien pratiquer ses rites manifeste et cachés. Nul doute que votre souci
de réciter le Coran et de vous adonner au jeûne indique que vous possédez
une grande réserve de bien et d’amour pour les bonnes œuvres . Nous demandons
à Allah de vous assister.

Il faut toutefois que vous sachiez que cette grande religion
provient d’Allah, l’Omniscient, le Sage. Les ordres d’Allah et ceux du Messager
d’Allah (bénédiction et salut soient sur lu ) constituent la religion. Et
nous ne pouvons connaître la religion que par la voie du Messager (bénédiction
et salut soient sur lu ) qui nous l’a transmise depuis Allah Très Haut.Le
Messager (bénédiction et salut soient sur lu) nous a informés dans de nombreux
Hadith qu’Allah n’agrée les bonnes œuvres que quand elle sont précédés de
la prononciation par leur auteur des deux attestations. Bien plus, il ordonnait
à ses compagnons de ne demander à personne de pratiquer les rites avant d’avoir
prononcé lesdites attestations.

Selon Al-Boukhari ( 7372 ) et Mouslim (15 ) quand le Prophète
(bénédiction et salut soient sur lu) envoya Muadh au Yemen pour appeler les
gens du livre à l’Islam, il lui dit : «  Vous allez vous présenter
à des gens du livre. Commencez par les inviter à attester qu’il n’y a pas
de Dieu en dehors d’Allah et que je suis le Messager d’Allah. S’il l’acceptent,
apprenez leur qu’Allah leur a prescrit cinq prières quotidiennes.S’ils l’acceptent,
apprenez –leur qu’Allah leur a prescrit une aumône à percevoir de leurs fortunés
au profit de leurs pauvres etc.. Une version rapportée dans le Sahih
de Mouslim dit : «  Que soit la première chose à laquelle vous les
inviterez ».

Ceci vous montre- Puisse Allah vous assister à faire du bien- que la prononciation des deux attestation
constitue le premier devoir de celui qui veut se convertir à l’Islam. Il n’est
pas nécessaire pour vous de proclamer cela devant votre famille, si vous n’êtes
pas en mesure de le faire par crainte pour votre personne ou pour votre foi.
Car il vous suffit de la prononcer en vous-même. Quand vous serez en mesure
de l’annoncer publiquement , cela devient un devoir pour vous.

Concernant
le jeûne, le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lu) a donné
à la femme qui est dans son cycle l’ordre de cesser la pratique de la prière
et du jeûne. A l’issue du cycle, elle devra rattraper les jours non jeûnes.
Quant aux prières, elle ne les rattrapera pas. Cette opinion s’atteste dans
ce qui suit :

·                   
Une femme a interrogé Aïcha pour savoir pourquoi la femme
qui est dans son cycle doit rattraper le jeûne et non la prière.

-Es tu une harourie  ( membre d’une
secte extrémiste) ?

-non,
mais je pose la question ( pour m’instruire )

-Cela
nous arrivait du vivant du Prophète (bénédiction et salut soient sur lu) et
l’on nous demandait de rattraper le jeûne et l’on ne nous donnait pas l’ordre
de rattraper la prière » (Al-Boukhari, 321 et Mouslim, 335 ).

La femme en question n’avait pas compris pourquoi on demandait
à la femme qui est dans son cycle de rattraper le jeûne sans en faire autant
pour la prière. Et Aïcha lui a expliqué que c’était l’ordre d’Allah et Son
Messager (bénédiction et salut soient sur lu ) et nous devions l’exécuter
sans une objection purement rationnelle. En effet, notre entendement de faible
créatures ne peut saisir qu’une petite partie de la sagesse du sage, le Bien
informé. Et c’est seule cette partie qu’Allah a bien voulu nous apprendre.Cette
disposition que nous venons de mentionner fait l’objet du consensus de tous
les ulémas.

L’imam
Ibn Abd al-Barr ( Puisse Allah lui accorder sa Miséricorde ) dit dans son
ouvrage intitulé at-Tamhid ( 16/67 ) : «  La femme qui a
ses règles ne prie pas. Ce qui est l’objet d’un consensus. Puis il dit :
«  ce consensus veut que la femme qui a ses règles ne jeûne pas pendant
son cycle et qu’elle rattrape le jeûne et non la prière. Ceci ne fait l’objet
d’aucune divergence de vu » ( 22/107 ).

Quant aux autres pratiques religieuses,
vous en ferez ce que vous pouvez. Vous êtes dispensée de ce que vous ne pourrez
pas faire, soit  par crainte pour votre personne soit pour votre foi. C’est
ce que les ulémas on affirmé clairement. Vous seriez alors sous contrainte.
Or Allah, le Transcendant a accordé un allègement ( circonstance atténuante
) à celui qui a renié sa foi sous contrainte) pourvu que son cœur reste attaché
à la foi et nourri de haine pour l’infidélité. A ce propos Allah Très Haut
dit : « Quiconque a renié Allah après avoir cru… – sauf celui
qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la
foi – mais ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à la mécréance ceux-là
ont sur eux une colère d’ Allah et ils ont un châtiment terrible.»Coran ,
16 : 106 à se référer à al-mawsoria al-fiqhiyya , 13/196 ».

Cependant,
vous devez vous efforcez de pratiquer dans la mesure du possible les rites
de la religion. Vous devez encore vous trouver un endroit où vous puissiez
vivre les pratiques religieuses comme vous le souhaitez. C’est cet effort
que les ulémas de l’Islam appelle ( hidjra = immigration ). C’est un devoir
pour tout musulman et pour toute musulmane incapable de vivre leur religion
dans un pays, s’ils peuvent le quitter. Cette disposition s’atteste dans la
parole du Très Haut: «Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront
leurs âmes en disant: « Où en étiez- vous? » (à propos de votre religion)
– « Nous étions impuissants sur terre », dirent- ils. Alors les Anges
diront: « La terre d’ Allah n’ était- elle pas assez vaste pour vous permettre
d’ émigrer? » Voilà bien ceux dont le refuge est l’ Enfer. Et quelle mauvaise
destination! ہ l’ exception des impuissants: hommes,
femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune
voie:   » (Coran,4:97-98)

Ces versets indiquent que seuls les faibles sont dispensés du
devoirs d’émigrer. L’auteur de Moughni al-mouhtadj ( 6/54 ) dit :
«  Si l’on ne peut pas manifester sa religion, si l’on craint d’être
soumis à une épreuve, on doit émigrer. Peu importe que le concerné soit un
homme ou une femme privée d’un accompagnateur légal, pourvu que cela soit
possible. Cet avis est fondé sur la parole du Très Haut ( Coran , 4 :
97-98 ).Il est aussi fondé sur cette information rapportée par Abou Dawoud
et par d’autres : «  Je désavoue tout musulman qui persiste à résider
chez les polythéistes » ( Hadith authentique cité dans al-Irwa,
30 ).

Selon Ibn Roushd, le livre, la Sunna et le consensus des ulémas
font obligation à celui qui se convertit à l’Islam dans un pays d’infidèles
d’émigrer pour s’installer chez les musulmans et de ne plus rester chez les
polythéistes,s’il n’est pas en mesure de pratiquer sa religion ou s’il est
obligé de subir les lois des infidèles » ( citation extraite de al-mawsou’a
al-fiqhiyya
, 4/264 ).

Il est vrai que l’émigration entraîne la séparation d’avec les
membres de sa famille et l’abandon de son pays. Mais Allah compense cela par
le bonheur qu’il inspire au croyant ( concerné ) et fait en sorte qu’il s’y
livre avec joie. Ceci vous indique clairement que, par sa grâce, Allah vous
excuse pour ce que vous êtes incapable de faire. Quant aux pratiques religieuses
que vous êtes en mesure de faire, vous devez les faire, même en cachette.
Si cela devait entraîner quelques inconvénients pour vous , ( sachez que )
Allah réserve une récompense énorme à celui qui endure des préjudices dans
son chemin et dans celui de sa religion.Le livre d’Allah regorge d’histoire
allant dans ce sens.

En plus
de cette grande importance attachée à votre prononciation des deux attestations,
Allah vous les rendra très facile. C’est pourquoi nous vous recommandons de
le faire même secrètement, puisqu’il y a de la validité de votre adhésion
à l’Islam, comme on vous l’a déjà bien expliqué.

Puisse
Allah vous assister à bien faire.