Je suis une musulmane divorcée de 50 ans. J’ai fait la connaissance d’un homme divorcé de 54 ans. Ce qui m’a attiré vers lui et m’a inspiré son amour , c’est sa piété, en dépit de sa pauvreté. Etant moi-même pieuse, animée de la crainte d’Allah et soucieuse de préserver ma chasteté, je veux l’épouser malgré sa pauvreté et la réticence qu’elle inspire à ma mère. Commettrais-je un péché en l’épousant? Serai-je récompensée pour les dépenses que je ferai au profit de mon mari? La dot que je demande n’est qu’une simple bague en or, n’étant pas matérialiste et ne voulant que faire du bien pour complaire à Allah Très Haut. Célibataire depuis 20 ans, je m’occupais de l’éducation de ma fille et prenais soin de mon cher père jusqu’à sa mort (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde et l’accorder à tous les musulmans) survenue alors qu’il était tout satisfait de moi. Maintenant, j’éprouve le besoin de me marier. Dites-moi ce qu’il en est. Puisse Allah vous récompenser par le bien.

    Louanges
à Allah

    Si l’homme en
question est d’une moralité et d’une piété satisfaisantes, il n’y a
aucun mal à l’épouser, même s’il est pauvre, compte tenu de ce qui a
été rapporté par at-Tirmidhi (1084) d’après un hadith d’Abou Hourayra
(P.A.a) selon lequel le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit: «
Si un homme d’une piété et d’une moralité satisfaisante vous adresse une
demande de mariage, donnez lui épouse. Autrement, il y aura tentation et une
grande détérioration (des mœurs ) sur terre.» (Jugé bon par al-Albani dans
Sahihi Tirmidhi). Il n’ ya aucun mal à ce qu’il profite de vos biens avec votre
consentement. Vous serez récompensée pour les dépenses et la bienfaisance que
vous faites pour lui. Le Très Haut dit: « Si elles vous en cèdent une partie de
gaité de cœur, mangez le bien rassurés.» (Coran,4:4)

    La
pauvreté n’est pas un défaut. La fortune est instable. Le pauvre peut
devenir riche. Le Très Haut dit: «  Mariez les célibataires d’entre vous
et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes . S’ils sont
besogneux, Allah les rendra riches par Sa grâce. Car (la grâce d’) Allah est
immense et Il est Omniscient.» (Coran,24: 32) Il convient que tu arrives à
convaincre ta mère que l’argent n’est pas ce qui permet de mesurer les gens.
C’est plutôt la piété et la bonne action.

    Vous ne
commettriez aucun péché si votre mère persistait dans son avis alors que
vous voulez vous marier avec l’homme. La validité  du mariage 
requiert cependant l’implication de votre tuteur légal, compte tenu de la
parole du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui): «Point de mariage
sans tuteur» (Rapporté par Abou Dawoud, 2085 et par at-Tirmidhi, 1101 et par
Ibn Madja, 1881 d’après un hadith d’Abou Moussa al-Acharai, et jugé authentique
par al-Albani dans Sahihi at-Titmidh

    Le tuteur
d’une femme c’est son père, son fils , son frère puis son neveu puis son oncle
paternel puis son cousin paternel selon le degré de parenté des parents de la
lignée paternelle. En l’absence d’un tuteur, le cadi peut se charger du mariage
en application de la parole du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui):
« S’ils se disputent, l’Autorité (publique) assure la tutelle de celui/celle
qui n’a pas de tuteur.» (Rapporté par Ahamd,24417 et par Abou Dawoud,2083 et
par at-Tirmidhi, 1102) et jugé authentique par al-Albani dans Sahihi
al-Djami’
n° 2709.

    Le fait pour
une femme de veiller à se marier et à faciliter son mariage reflète
sa maturité et traduit une bonne réflexion. Nous demandons à Allah de
lui faciliter l’affaire et de bien conduire ses pas.

Allah le sait mieux.