Je pratique l’haltérophilie et prends des piqûres intramusculaires après la rupture du jeûne. Le problème est qu’il s’agit d’anabolisants qui laissent des effets sur le sang pendant qu’on observe le jeûne. Cela a-t-il une incidence sur la validité du jeûne ?

Louanges à Allah

Nous espérons que vous pratiquiez ce sport conformément aux conditions
religieuses puisque l’une des règles de ce sport veut que l’athlète découvre
la majeure partie de son corps. L’on y ajoute l’emploi de substances pour maintenir
la forme, comme on le croit.

La prise de fortifiants et d’anabolisants ou d’autres aliments au cours
de la nuit et de sorte à en sentir les effets pendant le jour est bien permise.
Ce qui est interdit c’est d’effectuer cette prise entre l’entrée de l’aube et
le coucher du soleil. A ce propos, le Très Haut dit : «mangez et buvez
jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’ aube du fil noir
de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit.» (Coran, 2 : 187).

La religion encourage la prise du repas de l’aube vers la fin du temps
prévu à cet effet puisque cela est de nature à aider le jeûneur.

D’après Anas Ibn Malick (P.A.a), le Prophète (bénédiction et salut soient
sur lui) a dit : « Prenez le repas de l’aube car il est béni »
(rapporté par al-Boukhari (1823) et par Mouslim (1095).

Cheikh Ibn Outhaymine (puisse Allah lui accorder sa miséricorde) a été
interrogé en ces termes : que signifie la bénédiction conférée au repas
en question ?

A quoi il a répondu ainsi :

La bénédiction reconnue au repas peut avoir un sens moral (religieux)
et un sens matériel. Le premier consiste dans le fait de se conformer à l’ordre
du Messager et de suivre son exemple. Le second consiste dans la nourriture
qui fortifie le corps et le rend plus apte au jeûne ». Voir Madjmou
fatawa
Cheikh Ibn Outhaymine, 19/question n° 339.

Se référer à la réponse donnée à la question
26111 pour plus
de détails.

En ce qui concerne les anabolisants employés dans le cadre de la pratique
de ce sport, il faut les examiner pour savoir s’ils sont nocifs ou pas. Dans
le premier cas, il n’est pas permis de les prendre.

D’après Ubada ibn Samit, le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient
sur lui) a jugé qu’il ne doit y avoir ni dommage à infliger à autrui ni préjudice
à subir (rapporté par Ibn Madia, 2340).

An-Nawawi dit que ce hadith est « beau » et est rapporté selon
des voies concordantes.

Le hadith est déclaré authentique par Cheikh al-Albani dans Irwa al-Ghalil,
896. Allah le sait mieux.