Quand je voyais mes règles jadis, il m’arrivait de recouvrer ma propreté rituelle puis de constater la persistance des règles. Il m’arrivait encore de ne pas savoir si j’étais en état de propreté rituelle ( j’étais brouillée). Je demandais à ma mère si j’étais en état de propreté rituel ou pas? Je constatais des secrétions jaunâtres et attendais qu’elles se diminuent et laissent la place à des secrétions blanches. C’est alors que je prenais le bain rituel. Parfois les secrétions blanchâtres n’apparaissaient pas et j’attendais l’écoulement de 15 jours avant de prendre le bain en question puisque ma mère interrogeait un cheikh et il lui donnait un avis dans le sens indiqué en lui disant: qu’elle s’abstienne de prendre le bain rituel avant de voir les pertes blanches. Long temps plus tard, ma sœur m’a interrogée à propos des secrétions que je constatais à la fin de mon cycle menstruel et je lui dis qu’elles apparaissaient d’abord jaunâtres et non blanchâtres. Elle m’a dit que j’avais à prendre le bain rituel dès l’apparition desdites secrétions (jaunâtres). Depuis lors, c’est ce que je fais.

Devrais-je rattraper les prières précédentes? Comment en connaitre le nombre? Quelles sont les modalités du rattrapage? Il faut savoir que je suis en butte à des graves obsessions et je crains d’avoir pris le bain susmentionné alors que mes règles continuaient. Je pense au rattrapage de ces prières mais je ne suis pas sûre. J’ai très peur. Priez pour que je sois bien guidée.

Je crains encore qu’au début de mon âge de majorité je ne rattrapasse pas les prières du temps du cycle et je que je ne le fasse pas encore correctement. A L’heure de la seconde prière de l’après-midi, je n’accomplissais pas cette prière. En tout cas, je n’en suis pas sûre. Devrais-je rattraper ces prières? Et quelle est la modalité du rattrapage?

Louanges à Allah

La propreté rituelle chez la femme se traduit par deux
signes: le premier consiste dans l’apparition des pertes blanches. Le second
consiste dans la cessation de l’écoulement du sang des règles de sorte que
quand la femme introduit un morceau de coton dans son vagin, il ressortirait
propre sans porter une trace de sang jaune ou foncé.

Certaines femmes constatent leur propreté (rituelle)
grâce à l’apparition des pertes blanches. D’autres ne les voient pas mais
trouvent dans le dessèchement complet (du vagin) un signe parfait du
recouvrement de la propreté rituelle. 
Les pertes blanches ressemblent à un fils blanc qui s’écoule du vagin au
cours des derniers jours du cycle menstruel et qui constituent un signe du
retour de l’état de propreté rituelle. On dit encore qu’elle est un liquide
blanc qui apparait au terme du cycle. Voir
l’encyclopédie juridique koweitienne (23/279).

Deuxièmement, dès que le sang des règles cesse de
s’écouler et que le vagin se dessèche complètement, vous avez recouvré votre
état de propreté. Ne tenez plus compte dès lors de l’apparition d’un liquide
jaune ou autre, vu le hadith d’Oum Atiyya (P.A.a) qui dit: « Nous ne
tenions pas compte   des traces foncées
ou jaunes apparaissant après le recouvrement de l’état de propreté.» (Rapporté
par Abou Dawoud (307) et jugé authentique par Cheikh al-Alani.

An-Nawawi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde)
a dit :« le signe de la fin des règles et du retour de
l’état de la propreté rituelle consiste dans la cessation de l’écoulement du
sang et de l’apparition des traces jaunes et foncées. Dès que le sang cesse de
couler, l’intéressée recouvre son état de propreté; qu’elle constate une
mouillure  blanche ou pas.» Extrait d’al-Madjmou (2/562).

Les ulémas de la Commission permanente (4/206) ont été
interrogés en ces termes: «La femme constate à la fin de ses règles
l’apparition de traces de couleur brune foncée en petite quantité et répandue
sur une petite surface mais qui ne constituent pas un signe de la persistance
des règles. Cela peut continuer deux jours ou plus…Que l’intéressée doit elle
faire? Doit elle prier et jeûner? Faut il qu’elle attende le recouvrement de
son état de propreté marqué par dessèchement complet ou par le signe
(habituel)?

Voici leur réponse: «Quand la femme recouvre son état de
propreté rituelle à la fin de son cycle menstruel puis constate des secrétions
après le retour de cette propreté marqué par le dessèchement du vagin ou
l’apparition des pertes blanches , elles ne doit pas
considérer les secrétions comme une partie des règles car elles sont
assimilables à l’urine. Qu’elle se nettoie et fasse ses ablutions normales. Ce
phénomène arrive chez un grand nombre de femmes et elles n’en continuent pas
mois à se considérer comme rituellement propres et accomplissent les prières et
le jeûne du Ramadan. Ila été rapporté de façon sûre d’après Oum
Atiyya (P.A.a) qu’elle a
dit: «Nous ne tenions aucun comte des traces jaunes et foncées apparaissant
après le recouvrement  de la propreté.»
(Rapporté par Abou Dawoud grâce à une chaîne sûre) al-Bokhari l’a encore rapporté sans mentionner l’expression
‘après le recouvrement de l’état de propreté’

On trouve encore dans les fatwas de la Commission
Permanente (4/222) deuxième collection:« Nous avons que la propreté se traduit
par deux choses: le dessèchement du vagin ou l’apparition des pertes blanches. Mon
problème est que je constate le dessèchement du vagin puis quelques jours plus
tard, apparaissent les pertes blanches. Parfois je constate le dessèchement du
vagin puis  apparaissent des traces
foncées ou jaunes..

Voici leur réponse:« Quand la femme qui voit ses règles
recouvre complètement son état de propreté rituelle, elle ne doit pas tenir
compte de ce qui apparait plus tard en fait de traces
foncées ou jaunes comte tenu de la parole d’Oum Atiyya (P.A.a):«Nous ne tenions
pas compte des traces jaunes ou foncées apparaissant après le recouvrement de
l’état de propreté.»

Si les secrétions jaunâtres ou foncées apparaissent
immédiatement après la cession de l’écoulement du sang des règles, l’intéressée
ne doit pas s’empresser à prendre le bain prévu car les traces jaunâtres
apparaissant après le sang des règles indique qu’on n’est pas complètement
débarrasse des règles. C’est ce qui fit dire à Oum Atiyya ‘après le recouvrement de la propreté’ pour indiquer
que les traces jaunâtres ou foncées parues avant le recouvrement de l’état de
propreté ont un effet car ces traces prouvent que l’intéressée n’est pas encore
rituellement propre.

Quant au fait d’attendre la durée de 15 jours, elle
concerne la femme qui n’a vu aucun des deux signes précédents révélateurs de la
propreté. Bien au contraire, si le sang continue de s’écouler, l’intéressée
doit attendre l’écoulement de 15 jours puis elle se purifie, se remet à prier
et à jeûner, selon l’avis de la majorité des jurisconsultes. Auparavant, quand
elle constate le recouvrement  de l’état
de propreté, elle agit en conséquence, reprend les prières et le jeûne comme on
l’a déjà dit précédemment. Voir al-Moughni d’Ibn
Qoudama (1/214) et la réponse donnée à la question n°
95421.

Troisièmement, s’agissant du rattrapage des prières
ratées, vous en êtes excusée parce que vous ignoriez le statut légal de la
pratique et que vous aviez fait interroger 
un cheikh ou un mufti qui vous a donné un avis que vous avez appliqué.
C’est encore une excuse, même si vous aviez agi selon une fatwa erronée en
réalité. Pour davantage d’informations, voir la réponse donnée à la question n°
45885.

Le conseil que nous vous donnons est de ne pas céder aux
multiples obsessions et doutes car elles peuvent entraîner l’invalidité de vos
actes cultuels et vous troubler . Il s’y ajoute que
quand on s’ouvre une telle porte, on ne s’en sortira jamais. Pire, quand on
cède aux obsessions, Satan continuera à nous y plonger.

Cheikh ibn Outhaymine (Puisse
Allah vous accorder Sa miséricorde) dit:« Quand des obsessions s’emparent de
quelqu’un, elles le poussent à  douter de
tout: de ses ablutions, de ses prières et de son jeûnes. Il ne faut pas tenir
compte de telles obsessions car elles sont pathologiques.

Le discours (religieux) est adressé à l’être humain sain de
corps et d’esprit. Celui qui doute de tout est mentalement instable. Dès lors,
il ne compte pas.» Extrait de ach-charh al-moumt’i (3/379).

Nous demandons à Allah de faciliter vos affaires et vous
sortir de votre épreuve.

Allah le sait mieux.