Si une personne commet une faute au cours d’une prosternation rectificative comme l’oubli de la récitation de la formule: Maître, pardonne moi entre les deux prosternations … et si ses ablutions sont rompues pendant qu’il effectue une prosternation rectificative, que faut il qu’il fasse?
Louanges à Allah
Premièrement, ce qui est institué, c’est de dire au cours
de la prosternation rectificative et entre les deux prosternations ce qu’on dit
au cours de la prosternation habituelle. On glorifie Dieu. On dit entre les
deux prosternation: Maître, pardonne moi. Si on l’oublie, on a pas à effectuer une autre prosternation rectificative
car il faut éviter une succession interminable de prosternations.
L’auteur d’ach-Char al-kabir,1/700 dit à propos
des affaires qui ne justifient pas une prosternation rectificative: « La
prosternation rectificative n’est pas prévue dans le cadre de la prière faite
pour le mort car cette prière ne comporte pas de prosternation du tout. Aussi
une prosternation ne saurait pas y réparer quoi que ce soit. La prosternation
de récitation ne fait pas non plus
l’objet de réparation. Si ces types de prosternations devaient être réparés par
des prosternations en cas de faute, cela viendrait s’ajouter à ce qui est
initialement institué. Aussi aucune réparation n’est prévue selon la précision
faite par Ahmad. Cet avis fait même l’objet d’un consensus selon Ishaq car le contraire entraînerait une succession
interminable de prosternations. Si donc on commet une faute après avoir fait
une prosternation rectificative, on ne procède pas à une (nouvelle) prosternation.
Allah le sait mieux.» De pareils propos sont dits par l’auteur de Matalibou ouli an-nouha,1/507. En somme,
celui qui se trompe dans le cadre d’une prosternation rectificative n’ a aucune réparation à faire et sa prière est valide.
Deuxièmement, la rupture des ablutions pendant une
prosternation rectificative fait l’objet de détails:
1/ Si la prosternation est à faire avant le salut final,
la prière devient caduque car ce salut est un des piliers de la prière. Or les
ablutions sont rompues avant qu’il n’effectue ce pilier.
2/ S’il a effectué le salut final et a à effectuer une
prosternation rectificative, si ses ablutions se rompent au cours de cette
posture ou avant de l’entamer, la prière est valide et le fidèle n’aura rien de
plus à faire car la prosternation ne fait que réparer la prière et celle-ci
ne devient pas caduque à cause de l’absence de la prosternation.
L’auteur de Khasf al-Quinaa,1/409 dit: «Si on
oubliait la prosternation rectificative jusqu’au moment de commencer une autre
prière puis on s’en souvient alors, on la rattrape après le salut final; si le
délai séparant les deux prières n’est pas long. S’il est long, on n’effectue
pas une prosternation rectificative puisque celle-ci n’est instituée que pour
rendre la prière parfaite. Aussi ne la fait on pas après une longue séparation.
Il en est de même quand on a quitté la mosquée; on effectue
pas ladite prosternation car c’est à la mosquée que la prière en public doit se
faire. La durée qui sépare les deux prières est considérée ici comme dans le
choix (offert à un acheteur et un
vendeur) limité au temps de leur présence sur le lieu de conclusion de la
transaction. Si les ablutions se rompent au cours de la prosternation, on
n’effectue pas une prosternation rectificative car la condition qui nécessite
cet acte dans la prière n’est remplie ici. Aussi la prière reste valide car la prosternation
rectificative n’est instituée que pour réparer une pratique cultuelle comme les
actes réparateurs du pèlerinage. Leur absence n’invalide pas la pratique à
réparer.»
Allah le sait mieux.
