Je mène un effort pour soutenir la doctrine sunnite après avoir suivi celle des Chiites. Puisse Allah vous bénir et vous récompenser par le bien pour ce que vous faites. J’ai vécu des jours difficiles dans le chiisme. Ensuite, j’ai employé mon intelligence dans l’espoir qu’Allah me conduira vers le droit chemin, me montrera la vérité et m’aidera à m’y conformer.
J’ai quelques questions:
-Le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) a-t-il dit (ceci):« Des apostas ou mécréants sortiront de ma chambre que voici en faisant un geste pour désigner celle d’Aicha (P.A.a)?
Louanges à Allah
Peut-être figure parmi les problématiques les plus
abordées qui impactent les esprits des musulmans, la ressuscitation et la
réactualisation de controverses historiques comme s’il s’agissait d’évènements
contemporains qui se déroulent encore devant nous, dans le but de manipuler les
croyances et les pensées. Pourtant, ces évènements finirent et furent suivis de
grands évènements de notre époque non moins graves et décisifs. On cherche à se
distraire du présent et de ses douloureuses réalités pour mener une vie
déconnectée et cultiver une croyance déformée tirée d’une histoire truquée et
truffée d’illusions.
Voilà comment pourrions nous résumer l’observation
(préliminaire) que nous jugeons nécessaire de vous faire. Prenez soin à faire
de sorte que l’histoire, fût-elle réelle, ne vous détourne pas des objectifs du
droit islam apporté par le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui).
L’islam est un système possédant des objectifs fondés sur
de très grands piliers. Ceux-ci tournent autour de l’attestation de l’unicité
absolue du Créateur, le Majestueux, le Très-haut en Lui vouant un culte axé sur
l’adhésion aux six grandes parties constitutives de la foi mais aussi autour
des objectifs moraux et des valeurs pour lesquels le Prophète (Bénédiction et
salut soient sur lui) fut envoyé pour les parachever au profit de l’humanité
tout entière. Voilà l’axe autour duquel tournent les versets du saint Coran et
les hadiths du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui). C’est pour cela
que ce dernier fut envoyé.
Djaafar ibn Abi Talib (P.A.a)
le résuma parfaitement dans son discours prononcé devant le Négus quand il dit:
«Ô Roi, nous baignions dans l’ignorance, adorions des idoles, mangions
des cadavres, nous livrions à des turpitudes, rompions nos liens de parenté,
gérions mal nos relations de voisinage, et opprimions les faibles parmi nous…
telle était notre situation au moment où Allah nous envoya un Messager issu de
nous-mêmes puisque nous connaissons sa généalogie, sa véracité, son honnêteté
et sa chasteté.
Il nous a invité à
attester l’unicité absolue d’Allah, à Lui vouer le culte, à abandonner le culte
des divinités, représentées par des pierres et des idoles que nos ancêtres
comme nous-mêmes adorions. Et il nous a donné l’ordre de tenir un langage de
vérité, de restituer les dépôts, d’entretenir nos liens de parenté, de bien
traiter nos voisins et de cesser les actes interdits. Et il nous a interdit les
turpitudes, les vains propos, l’aliénation des biens des orphelins et la
diffamation des femmes chastes. Et il nous a donné l’ordre d’adorer Allah sans rien Lui associer,
d’observer la prière, d’acquitter la zakat et de pratiquer le jeûne.» Puis il
poursuivit en énumérant des recommandations de l’islam (jusqu’au mont où il
dit:) «Nous avons cru en lui et adopté ce qu’il nous a apporté. Dès lors, nous
nous sommes mis à adorer Allah seul sans rien Lui associer et nous avons pris pour interdit ce qu’il a
déclaré comme tel, et comme licite ce qu’il juge comme tel.» (Rapporté par
Ahmad dans al-Mousnad (3/266) grâce à une
bonne chaîne de rapporteurs.
N’est il pas honteux de raviver des évènements sources de
tiraillements et de divisions qui se poursuivent encore de nos jours? Allah le
Puissant et Majestueux nous a épargné l’épreuve qui marqua les jours en
question et nous a mis à l’abri de ces grands troubles qui opposa les nobles
compagnons (P.A.a).
S’il est vrai que les Sunnites croient que le camps d’Ali (P.A.a) avait raison, il est tout aussi vrai qu’ils n’ont
pas opté pour se refugier dans le fossé du
dénigrement ni dans les tranchées des attaques contre l’honneur ou les
croyances religieuses (de ceux qui pensent autrement). Ils se contentent de
défendre le droit à l’amour bien exprimé. Ils implorent le pardon d’Allah au
profit des fautifs parmi les nobles compagnons. Ils nourrissent de bonnes
opinions à l’égard de tous car , à sa mort, le
Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui ) était satisfait d’eux tous .
Bien plus, Allah le Puissant et Majestueux
a dit:« Les tout premiers
(croyants) parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans
un beau comportement, Allah les agrée, et ils L’agréent. Il a préparé pour eux
des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront
éternellement. Voilà l’énorme succès!» (Coran,9:100).
Comme vous
le voyez, il se passe aujourd’hui de grands évènements dont nous ne maitrisons pas les détails, en dépit de la disponibilité
des moyens de communication modernes et de méthodes de documentation avancées
et du nombre important de chercheurs spécialisés et des études approfondies sur
les évènements en question. Malgré tout cela, nous ne parvenons pas à cerner certaines réalités et certaines
circonstances. Que dire alors quand il s’agit d’étudier l’histoire ancienne
relatives aux évènements conflictuels et aux causes détaillées de ce qui opposa les nobles
compagnons (P.A.a) à un moment où l’écriture et la rédaction restaient rares
et la déformation et l’altération entreprises par les rapporteurs et les
auteurs, fréquentes; un moment marqué par l’imbrication des évènements…?
Est-il sage et raisonnable de faire des évènements de cette époque (lointaine)
une préoccupation du matin au soir et un sujet permanent exploité pour
classifier les gens et les atteindre dans leur honneur, voire inciter les uns à verser le sang des autres?
Deuxièmement,
en dépit de tout ce qui précède, nous disons en guise de réponse concernant les
évènements cités dans la présente question avec insistance qu’il n’a pas été
reçu du Prophète (Bénédiction et salut
soient sur lui) qu’il ait dit :«L’apostasie ou la mécréance sortira de ma chambre que
voici» en désignant d’un geste de la main la chambre d’Aicha (P.A.a) En plus, aucun traditionniste n’a rapporté le soit
disant hadith. On ne lui connait aucune chaîne, ce
qui suffit pour en indiquer la fausseté.
Ce qui
s’est passé, c’est que certaines personnes complètement dominées par la haine et
le dépit envers la mère des croyants, Aicha (P.A.a),
se sont employées à déformer le sens de certaines versions des hadiths en leur
donnant une interprétation mal fondée. Cette entreprise mensongère est
déclenchée par une série de livres chiites comme Bihaar
al-anwaar par al-Madjlissi
(31/639 selon la numérotation de la chamila) et Dhamin al-Madani dans son livre Waq’atoul djamal,
(p.46) et Abdoul Hossein dans son livre intitulé al-Mouradjaat
(p.424) et at-Tidjani as-Samawi
dans son livre intitulé fas’alou ahl adh-dhikr (p.105-106) et
son livre intitulé : thomma ihtadaytoum et d’autres .
L’explication
en est que les ouvrages traitant de la
Sunna sont remplis de versions du hadith d’Ibn Omar (P.A.a)
selon lequel le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) aurait dit:
-«Seigneur!
Bénis notre Syrie et notre Yémen.»
-«Et notre
Nadjd?»
-«Seigneur!
Bénis notre Syrie et notre Yémen.»
-«Et notre
Nadjd?»
-«C’est de
ce côté qu’apparaitront des secousses et troubles.
C’est de là que la corne de Satan émergera.» (Rapporté par al-Bokhari
(1037) et par Mouslim (2905) la présente version
étant celle d’al-Bokhari.
D’autres versions
authentiques et claires indiquent qu’on entend désigner la direction du
levant, donc le Nadjd ou l’Iraq, l’un et l’autre se situant au levant par rapport à Médine, la lumineuse.
Abdoullah
ibn Omar (P.A.a) dit:«J’ai vu le Messager d’Allah
(Bénédiction et salut soient sur lui) faire un geste pour désigner le levant en
disant : c’est bien par là que les
troubles apparaitront. C’est bien par là que Satan
montrera sa corne.» (Rapporté par al-Bokhari,3272 et par Mouslim,2905).
Ulémas et
commentateurs des hadiths se sont largement étendus sur l’explication du sens
du hadith et comment le Nadjd ou l’Iraq doivent abriter de grands conflits. Les
uns expliquent qu’on entend souligner l’apparition de Moussaylima,
le Menteur, à Bahreïn. D’autres expliquent que c’est une allusion aux conflits
et grands évènements survenus en Iraq et au cours desquels Hossein ibn Ali et
d’autres nobles compagnons furent tués. Voir la réponse donnée à la question n°
99569 dans notre site.
Si le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui)
s’était tenu debout sur la chaire face à ses nobles compagnons et fit un geste
en direction du levant, il avait la chambre d’Aicha (P.A.a)
à sa gauche et la même chambre pouvait aussi se trouver du côté du levant (par
rapport à la position du Prophète). Des haineux acharnés profitèrent de cette
circonstance et altérèrent toutes les versions claires précédentes du hadith
pour soutenir que ce fut la personne d’Aicha (P.A.a)
qu’il entendait désigner puisque c’est elle qui fut à l’origine des troubles et
des maux qui frappèrent les gens. Satan leur embellit cette aberrance par le
truchement d’une version dont ils ne comprirent pas le sens.
Bien répandu, le hadith fut reçu de Nafi
qui le tenait d’Abdoullah ibn Omar (P.A.a).Un groupe des compagnons de Nafi
le reçut de lui. Il s’agit de: Abdourrahlan ibn Ataa, Abdoullah ibn Awn, Oubaydallah ibn Omar et Layth ibn Saad. Tous ceux-là rapportèrent le hadith en le
situant dans un contexte parfaitement clair qui laisse comprendre qu’il
s’agissait de désigner la direction du
levant d’où la corne de Satan allait émerger. Pour découvrir les voies de
transmission des différentes versions, voir al-Mousnad
al-djaami (10/789).
Une autre version, que seul Djouwayria reçut
de Nafi, est conçue en ces termes: «Le Prophète
(Bénédiction et salut soient sur lui ) se leva ,
prononça son sermon et désigna d’un geste de la main la demeure d’Aicha en disant trois fois: voilà
d’où apparaîtront les troubles, voilà d’où émergera la corne de Satan.»
(Rapporté par al-Bokhari,3104).
Quand un chercheur examine les choses objectivement, il comprend que le
geste en question désignait le levant. Mais, étant donné que la résidence
d’Aicha (P.A.a) se trouvait dans la même direction,
le rapporteur du hadith s’exprima comme il le fit en disant: «il fit un geste
de la main vers la direction de la demeure d’Aicha» Il entendait dire: dans la
direction du levant mais il ne visait
pas particulièrement la personne
de la mère des croyants, Aicha (P.A.a). L’usage de la
particule nahw au lieu de la prépostion ilaa (vers la
direction au lieu de à la direction)…
le corrobore.
Une version reçue par Nafi d’Oubaydallh ibn Omar indique:« que le Messager d’Allah
(Bénédiction et salut soient sur lui) se tint debout près de la porte de Hafsa, (ou d’Aicha selon une version) et désigna de la main
la direction du levant comme cela est mentionné dans le Sahih
de Mouslim (2905). Ce qui montre clairement qu’il
s’agissait de désigner une direction et non les chambres (de la maison du
Prophète).
Est-il concevable que le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui)
demandât à Allah de bénir la Syrie et le Yémen et que les nobles compagnons (P.A.a) le suppliassent d’y ajouter le Nadjd et qu’il leur
répondît que la résidence d’Aicha serait la source d’un conflit et que Satan y
cacherait sa corne?! Quel est le débile esprit qui serait prêt à accepter une
telle explication? Quel lien y aurait -il entre le début
et la fin du hadith selon cette étrange manipulation?
En dehors de Nafi, le hadith fut rapporté par
un groupe des disciples d’Abdoullah ibn Omar (P.A.a), notamment Abdoullah ibn
Dinar, Salim ibn Abdoullah ibn Omar, Bishr ibn Harb et d’autres. Ils
employèrent l’expression «Il fit un geste vers la direction du levant»
(Rapporté par al-Bokhari,3279,3511
et par Mouslim,7400 et par Ahmad dans son Mousnad et par d’autres. Voir al-Mousnad
al-Djaami (10/833-834) as-silsilah
as-sahiha n° 2494.
Pourquoi celui qui eut cette mauvaise compréhension du hadith ne
demanda-t-il pas comment aucun des nobles compagnons ne put avoir une telle
compréhension du hadith, bien que le Prophète (Bénédiction et salut soient sur
lui) s’adressât à eux tous du haut de sa
noble chaire!
A supposer qu’Aicha (P.A.a) fût visée par le Prophète (Bénédiction et salut soient
sur lui) dans ce hadith, comment put-il
la garder sous sa tutelle et la laisser vivre dans sa chambre jusqu’à sa mort alors
qu’il le savait source de troubles et cache de la corne de Satan- à Allah ne
plaise?!
Le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) n’était-il plus celui
qui nourrissait la plus grande compassion envers sa communauté, celui qui
veillait le plus ardemment à la mettre à l’abri des maux et troubles? Comment
pouvait-il se taire sur ce que son épouse , la mère
des croyants (P.A.a), allait faire?
En outre, comment les nobles compagnons, y compris Ali ibn Abi Talib (P.A.a)
et d’autres membres de la famille du Prophète (Bénédiction et salut soient sur
lui), purent-ils se taire au lieu de discuter avec le Prophète (Bénédiction et
salut soient sur lui) à propos d’Aicha et de solliciter son autorisation pour
éviter aux musulmans les conflits qui seraient tramés à partir de sa chambres!
Est-ce qu’un historien quelconque ou un traditionniste parmi ceux ayant
assisté au sermon en question comprit-il que ce fut la personne d’Aicha (P.A.a) qui était visée?
Quel est le musulman raisonnable qui accepterait que la meilleure
créature, le Seigneur de l’Humanité, Muhammad (Bénédiction et salut soient sur
lui), ferait de la chambre de son épouse préférée, où il passait le clair de
son temps, la cache de la corne de Satan, au lieu d’en faire un phare qui
éclairerait l’humanité jusqu’au jour de la Résurrection, comme c’est le cas en
réalité? Peut-on dénigrer notre noble prophète ,
Muhammad (Bénédiction et salut soient sur lui) d’une manière pire qu’en se
livrant à des manouvres visant à mettre en cause son
honorabilité et celle de son épouse?
Etant donné que la Révélation parvenait au Prophète (Bénédiction et
salut soient sur lui)alors qu’il se trouvait dans la chambre d’Aicha (P.A.a) et était même enveloppé avec elle dans la même
couverture, comment concevoir que cette même chambre pût devenir un repaire de
Satan selon cette falsification de l’histoire?!
Le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) ne fut-il pas enterré
dans cette chambre où son noble et pur corps restera jusqu’au jour de la
Résurrection? Sachant que les prophètes restent vivants dans leurs tombes,
comment le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) aurait il qualifié sa
demeure éternelle de source de troubles et lieu d’émergence de la corne de
Satan?!
Comment pouvait-il informer Ammar ibn Yassir (P.A.a) , l’un des plus
éminents adversaires d’Ali (P.A.a) qui le combattirent, qu’Aicha serait son épouse au
paradis selon ce hadith cité par al-Bokhari (3772)
d’après al-Hakam qui a dit:« J’ai entendu Aba Wail dire: quand Ali dépêcha Ammar
et Hassan à Koufa pour mobiliser ses habitants, Ammar leur adressa ce discours:« Je sais certainement
qu’elle (Aicha) est son épouse ici-bas et dans l’au-delà. Mais Allah vous
inflige une épreuve qui consiste à choisir soit elle (Aicha) soit lui (Ali).»
Si la chambre de la mère des croyants fut une source de conflits ( selon Ammar) pourquoi
informa-t-il les gens qu’elle serait l’épouse du Prophète (Bénédiction et salut
soient sur lui) au paradis?
En vérité, ceux qui reçurent ce hadith d’Abdoullah
ibn Omar (P.A.a) en eurent une juste compréhension et
en déduisirent que c’était l’ l’Iraq qui était désigné. C’est dans ce sens que Mouslim a rapporté dans son Sahih
(2905) que Salim ibn Abdoullah ibn Omar disait:« Ô peuple d’Iraq! Que vous êtes
enclins à poser des question sur des futilités alors
que vous commettez des monstruosités! J’ai entendu mon père, Abdoullah ibn Omer (P.A.a) dire qu’il avait entendu le Messager d’Allah
(Bénédiction et salut soient sur lui) dire:« Les troubles viendront de là en
désignant le levant de la main, là où émergera la corne de Satan» Et vous voilà
qui vous entretuez!
Où donc les falsificateurs allèrent -ils pêcher
cet étrange sens qu’ils donnèrent à ce hadith, sens qu’aucun des membres de la
famille du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) ni aucun de ceux qui
se battirent aux côtés d’Ali ibn Abi Talib contre Aicha, Talha et Zoubayr (P.A.a) ne soutint.
Cheikh al-Albani (Puisse Allah lui accorder sa
miséricorde) dit: «Les voies de transmission du hadith concordent pour
signifier que la direction désignée par
le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) était le levant, donc
précisément l’Iraq. C’est ce qui se dégage de certaines versions claires.
Ce hadith est un des signes révélateurs de la prophétie de Muhammad
(Bénédiction et salut soient sur lui). En effet, les premiers conflits apparurent
du côté du levant et provoquèrent des dissensions au sein des musulmans. Il en
fut de même des innovations telles celles des chiites et des kharidjites et
d’autres.
al-Bokhari (7/77) et Ahmad (2/85,153) ont
rapporté d’après Ibn Abi Nouaym:«
Je me trouvais auprès d’Ibn Omar quand un homme venu d’Iraq l’interrogea à
propos d’un pèlerin qui tue une mouche…! Ibn Omar lui répondit: ô Iraquiens!
Vous m’interrogez sur le cas d’un pèlerin qui tue une mouche alors que vous
avez tué le fils de la fille du Messager d’Allah (Bénédiction et salut soient
sur lui), petit fils qu’il considérait
(avec son frère Hassan) comme ses
‘ fleurs odoriférantes d’ici-bas’?!»
Fait partie des troubles prédits la mise en cause par les chiites des
grands compagnons (P.A.a) comme la véridique Dame
Aicha fille du Véridique, déclarée innocente depuis le ciel.
Dans son livre al-mouradjaat,p.237,
l’extrémise chiite Abdoul Hossein a
consacré plusieurs chapitres à sa mise en cause , démenti ses hadiths et s’est attaqué
à elle avec audace et indécence. Il s’appuie en cela à des hadiths faibles,
voire apocryphes. Nous en avons expliqué une partie dans adh-dhaifa
(4963-4970). En plus, il a déformé des hadiths authentiques et les a excessivement surchargés. Un exemple en est
donné dans ce hadith qu’il a manipulé en prétendant qu’il vise la Dame Aicha (P.A.a) qui serait l’incarnation des troubles prédits dans
le hadith:« Quelle monstrueuse parole
que celle qui sort de leurs bouches! Ce qu’ils disent n’est que mensonge.» (Coran,18:5). Il s’appuie sur deux les deux versions
susmentionnées. La première est celle citée par al-Bokhari:
«Il désigne d’un geste la direction de la résidence d’Aicha.» L’autre est citée
par Mouslim:«Le Messager d’Allah (Bénédiction et
salut soient sur lui) sortit de la chambre d’Aicha et dit: « C’est là que
réside la mécréance.» Le malin insinue aux nobles lecteurs que le geste fait pour désigner la
direction de la résidence d’Aicha visait à désigner la personne de cette dernière
et qu’on entendait par là indiquer qu’elle pré incarnait les troubles prédits.
La réponse
est que c’est comme le comportement des Juifs habitués à détourner les mots de
leurs sens. Ce qu’il dit dans la première version « Il fit un geste vers la
résidence d’Aicha) est interprétée par le chiite comme si le texte disait: «Il
désigna du geste la résidence d’Aicha!» Le fait pour lui d’utiliser le terme nahw à la place de ilaa
indique clairement qu’il veut faire
passer son faux contenu. Ce qui le confirme c’est que la plupart des
versions indiquent qu’il fit un geste pour désigner le levant ou, pour
certains, l’Iraq. Ce que confirme la réalité historique.
Quant à la
version d’Ikrima, elle est rare comme nous l’avons
déjà dit. A supposer qu’elle soit authentique, elle est trop diffuse pour être
fiable. Les chiites l’ont outrancièrement exploitée comme cela ressort de la
comparaison de l’ensemble des hadiths.
Le sens du
hadith est que le Messager d’Allah (Bénédiction et salut soient sur lui) sortit
de la chambre d’Aicha (P.A.a), fit sa prière du matin
puis il prononça un sermon tout près de la chaire (à la porte de la chambre
d’Aicha selon une version) . Puis il s’orienta vers le
levant, fit un geste de la main vers cette direction (vers la chambre d’Aicha
selon la version d’al-Bokhari) une autre version
d’Ahmad (il fit un geste de sa main pour désigner la direction d’ l’Iraq).
Quand on
examine cet ensemble (de textes) impartialement , donc
sa passion, on devient sûr du caractère vain de la tentative de ce chiite
visant à mettre en cause l’honorabilité d’Aicha. Puisse Allah lui (au chiite)
réserver le traitement qu’il mérite.» Extrait de as-silsila
as-sahiha (n° 2494) (5/655).
Cheikh
Abdoul Qadir Soufi dit de cette déformation qu’elle
véhicule une fausse argumentation: «Ce qui l’exclut c’est que le Prophète
(Bénédiction et salut soient sur lui) se tenait debout sur sa chaire située à
l’ouest des chambres de ses épouses (P.A.a) et à
l’ouest de la chambre de sa fille, Fatima (P.A.a).
Toutes les chambres se trouvaient à la
droite de la chaire , du côté est. Ceci ne peut faire
l’objet de la moindre contestation.
Puisque
les chiites rafidites ont interprété la direction de
l’Est en la confondant avec la position de la chambre d’Aicha(P.A.a) leurs adversaires dits nawassib
(gens hostiles aux membres de la famille du Prophète) peuvent appliquer la même
interprétation à la chambre de Fatima (P.A.a), ce qui
serait stupide de la part des deux parties.» Extrait de son livre as-Saaiqa (p.151).
Le docteur
Ibrahim ar-Rouhayli (Puisse Allah le protéger) a
écrit :«Certaines versions évoquent une partie des
tributs qui habitent dans la direction indiquée et décrivent leurs états. Il en est ce hadith dans lequel
Ibn Massoud dit: «Le Messager d’Allah (Bénédiction et salut soient sur lui)
pointa sa main vers le Yémen en disant:« C’est là que se trouve la foi (la
croyance). La dureté des cœurs prend ses racines dans le pays des bœufs, terre
de chameaux, d’où émergera la corne de Satan, terroir des Rabiaa
et Modhar.» Cette version indique clairement ce que
le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) voulait dire quand il
dit:«C’est de là que viendront les troubles» Il désignait les pays du levant
car d’autres versions l’ont clairement confirmé et d’autres ont décrit les pays
concernés et mentionné une partie des tributs visées. Tout cela montre la
fausseté des allégations de ce rafidite selon
lesquelles c’est la chambre d’Aicha qui était désignée (par le Prophète comme
la source des troubles à venir) C’est un faux avis, une opinion inacceptable
que personne n’avait comprise. Seul ce rafidite
jaloux l’a soutenue.» Extrait de al-intissar
li as-sahb wal aal min iftiraat as-samawi adh-dhaal (p.323).
Cheikh Chahata Muhammad Chaqer dit: «Le
discours des chiites ne peut avoir que l’un des deux sens: soit ils disent que
le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) entendait par son geste
désigner Aicha elle-même, soit ils disent qu’il ne visait que sa chambre. Dans
le premier cas, la fausseté de leur avis découle du
syntaxe du hadith car l’expression employée dans la désignation n’est utilisée
que pour viser un endroit et non une personne. C’est comme ses propos « à partir d’où» et «les
troubles partiront de là» en faisant allusion au futur théâtre des troubles.
Dans le second cas selon lequel le Prophète (Bénédiction et salut soient sur
lui) aurait entendu désigner la résidence d’Aicha, la situation n’aurait pu perdurer durant toute la vie du Prophète
(Bénédiction et salut soient sur lui) qui continuait à résider dans la même
chambre qu’il fréquentait chaque fois
qu’arrivait le tour d’Aicha (P.A.a).
Bien plus , il s’y rendait deux fois plus que chez ses autres épouses. Le tour
d’Aicha avait une durée de deux jour; son jour à elle et le jour que Sawda fille de Zam’a (P.A.a) lui cédait, consciente qu’elle fut de l’amour profond
que le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) vouait à Aicha. Il est
vrai, en plus, que quand le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui ) était confronté aux péripéties de la mort, il préféra
être soigné dans la chambre d’Aicha au lieu de celles de ses autres épouses. Il
resta chez Aicha jusqu’à son décès et y fut enterré en dépit des rafidites.
Il ne leur
reste de dire autrement qu’il entendait désigner la situation de la chambre
d’Aicha (P.A.a) après le décès du Messager d’Allah
(Bénédiction et salut soient sur lui). S’ils se prononçaient dans ce sens , ils ne feraient que s’attirer un cumul de malheurs
car la chambre d’Aicha (P.A.a) devint après le décès
du Messager (Bénédiction et salut soient sur lui) l’emplacement de sa
sainte tombe et n’était plus la chambre
à Aicha. Comment un homme raisonnable peut il concevoir qu’Allah Très-haut
puisse agréer que son Bien-aimé fût enterré dans un endroit qui serait le point
de départ de troubles selon les
allégations des rafidites!
C’est un
surprenant signe d’Allah Très-haut que la chambre d’Aicha (P.A.a)
fût l’endroit où son serviteur et Bien-aimé, Muhammad passa son ultime maladie
et fut enterré et fut rejoints plus tard par ses deux compagnons et
collaborateurs, Abou Baker et Omar (P.A.a).
Si cette
fausse allégation chiite pouvait avoir la moindre juste interprétation, nous
aurions appris que l’un des adversaires de la mère des croyants, issu des
compagnons ou de la génération suivante, l’aurait soulevée. Quant aux
compagnons, il est exclu que l’un quelconque d’entre adoptât une telle
croyance.
Du moment
que nous ne connaissons personne ( de cette génération) qui l’aurait adoptée,
nous en déduisons qu’il s’agit d’une
affabulation inventée par les chiites
contre la mère des croyants (P.A.a) de la même trame
que la fameuse fausse histoire jadis inventée (contre elle) par leurs
ancêtres.» Extrait de Oummouna Aicha
(91-94).
Allah le
sait mieux.
