Que doit faire le travailleur qui exerce son activité dans une fabrique de traitement du sel où se répand massivement la poudre du sel dont il ne peut pas se débarrasser, son jeûne devenait il invalide, s’il en absorbait et en ressentait la saveur dans sa gorge?
Louanges à Allah
Le travailleur qui exerce son
activité dans une fabrique de traitement du sel et aspire la poudre du sel et
en ressent la saveur dans sa gorge n’a rien à se reprocher. Son jeûne reste
valide car il ne peut pas éviter cette poussière et Allah n’impose à
aucune âme ce qui dépasse ses capacités.
An-Nawawi (Puisse Allah lui
accorder Sa miséricorde) a dit: «Nos condisciples (Chafiites) sont tous d’avis
que si une mouche s’envolait et s’infiltrait dans le ventre du jeûneur ou si la
poussière ou de la farine pénétrait dans son ventre involontairement, son jeûne
ne serait pas rompu. Nos collègues ont dit: «On n’oblige pas le jeûneur à se
couvrir la bouche devant la poussière et au moment où l’on utilise un tamis car
cela serait gênant.» Extrait d’al-Madjmou‘ (6/359)
Dans al-Kafi
(1/441) Ibn Qoudama (Puisse Allah lui accorder Sa
miséricorde) dit: «Les choses inévitables comme l’absorption de la salive, de
la poussière de la farine, de la poussière qui se dégage d’une route, d’une
mouche qui nous passe à travers la gorge, tout cela n’invalide pas le jeûne car
il n’est pas en notre pouvoir de l’éviter et Allah n’impose à personne ce qui
dépasse ses capacités.»
On lit dans l’encyclopédie
juridique (31/135):«Les jurisconsultes sont tous d’avis que le jeûneur ne perd
pas son jeûne quand la poussière soulevée sur une route lui passe à travers la
gorge involontairement, même s’il pouvait utiliser un couvre-nez . Car ce
serait gênant, voire très pénible. Il s’y ajoute que cette situation est
inévitable, que le jeûne observé soit obligatoire ou surérogatoire et que la
poussière soit légère ou dense, stable ou passagère.
La majorité des ulémas assimile à
la poussière qui se dégage d’une route celle renvoyé par un tamis, quelque que soit l’état du jeûneur car il se trouve dans
un cas de contrainte. Il en est de même de la poussière du marbre
, des fragments du coton, du charbon , du blé et de l’orge.» Voir à
toutes fins utiles, la réponse donnée à la question
n° 93821.
Allah le sait mieux.
