Est-ce que mon fils âgé de 7 ans peut me diriger la prière en tant qu’imam ? Pourrais-je en faire de même pour lui?

Remarque : il a appris à prier en imitant les gestes que j’accomplis dans le cadre de la prière.

Louange à Allah

L’enfant capable de discernement peut diriger la prière
en vertu des propos  du Prophète (bénédiction
et salut soient sur lui) : « Celui parmi les gens qui sait le mieux
réciter le Livre d’Allah doit leur servir d’imam ». (rapporté par Mouslim)
(Chapitre : al-massadjid wa mawadi’ as-salat, 1078) et compte
tenu de ce qui a été rapporté dans le Sahih d’Al-Boukhari d’après Amr
ibn Salamah al-Djirmi en ces termes : « Mon père, revenu de chez
le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui), nous a dit : « J’ai
entendu le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dire : quand
l’heure de la prière est entrée, que celui d’entre vous qui sait mieux réciter
le Coran vous serve d’imam. Ensuite ils ont cherché mais n’ont pas trouvé
quelqu’un qui en connaissait plus que moi et ils m’ont choisi alors que je
n’étais âgé que de six ou sept ans ». (al-Maghazi, 3963). Voir les avis
de la Commission Permanente, 7/389-390).

Ce hadith est utilisé comme argument parce que les
Compagnons s’étaient servis d’Amr ibn Salamat comme imam alors qu’il n’était
âgé que de six ou sept ans. Ceci indique la légalité de l’exercice de la fonction
d’imam par un enfant capable de discernement. En effet, si cela n’était pas
légal, la révélation serait venue l’interdire. Voir ahkam al-imamat wa
al-itimam
par Abd al-Muhsin al-Mounif.

Si votre fils maîtrise les conditions, les obligations
et les éléments de base de la prière, il peut vous servir d’imam.

S’agissant de la direction par la femme de la prière
au profit de l’enfant, ce n’est pas permis parce que l’enfant est assimilé
à un homme adulte. En revanche, la femme peut diriger la prière pour des femmes.
Car le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a autorisé Oum Waraqah
ibn Abd Allah ibn Nawfal à diriger la prière chez elle pour des femmes. (rapporté
par Abou Dawoud (chapire : as-salat, imamatou as-nissa, 500).
Le hadith est jugé « beau » par al-Albani dans Sahihou Sunani
Abi Dawoud, 553.