Je suis une femme musulmane vivant dans un pays non musulman. Bien que née musulmane, c’est seulement pendant l’année dernière qu’Allah m’a orientée vers le chemin droit. Et j’ai commencé à pratiquer les rites musulmans. En tout état de cause, j’ai ressenti au cours des quelques mois passés une certaine tiédeur de ma foi. Allah soit loué ! Je n’ai pas cessé les pratiques religieuses, mais je suis en proie à des instigations. J’ai essayé d’utiliser certaines prières qui, même si elles ont eu des effets bénéfiques, ne m’ont pas complètement soulagée. Car tout ce qui m’entoure m’inspire la peur notamment les infidèles et leur mode de vie. Je ne sais pas d’où me vient cette impression que je n’aime certainement pas. J’ai peur d’être égarée. Je suis parfois hantée par des pensées bizarres et je sais que c’est Satan qui cherche par ce biais à m’inquiéter. Je voudrais savoir comment m’en tirer. J’ai en vain récité des invocations et des versets coraniques dans le passé. Je sais que ce qui m’arrive est dû à une erreur que j’ai commise mais je voudrais bien connaître celle-ci précisément. Si vous avez des suggestions à ce sujet, j’espère que vous me les feriez parvenir. Puisse Allah vous réserver une bonne récompense et nous guider tous vers le chemin droit. Amen.
Louanges
à Allah
Allah
a doté l’homme ici-bas de la possibilité d’observer le culte et de Lui obéir
comme Il le lui a demandé ; Il lui a donné la capacité et l’a créé dans
une belle forme et envoyé des messagers pour lui indiquer le chemin (qui conduit)
au culte et à l’obéissance et révélé Ses livres aux créatures (humaines) et
les a rendues capables de les comprendre.
Le
devoir du fidèle consiste à chercher les moyens pouvant l’aider à s’engager
dans le chemin de l’obéissance et de la foi. Parmi ces moyens figurent les
suivants :
1
– veiller à observer les prescriptions et obligations religieuses;
2
– veiller à s’éloigner des proscriptions et des actes de rébellion car ils
ont un grand impact sur le cœur de l’homme;
3 – prendre soin de la lecture
du saint Coran tout en tenant compte du fait que la lecture utile est celle
qui laisse un impact sur le lecteur, celle qui s’accompagne de la réflexion
et de la méditation sur les versets du Coran. Le Très Haut et Béni non a parlé
des effets du Coran sur Ses fidèles serviteurs en ces termes : « Et
quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi.» (Coran,
8:2 ) et « Allah a fait descendre le plus beau des récits, un Livre
dont (certains versets) se ressemblent et se répètent. Les peaux de ceux qui
redoutent leur Seigneur frissonnent (à l’ entendre); puis leurs peaux et leurs
cœurs s’ apaisent au rappel d’ Allah.» Coran, 39 : 23).
4
– perpétuer la mention du nom d’Allah sachant que le rappel utile est celui
qui associe la langue et le cœur. A ce propos le Très Haut dit : «puis
leurs peaux et leurs cœurs s’ apaisent au rappel d’ Allah. » (Coran,
13 :28 ).
5
– invoquer Allah Très Haut et Béni, en se réfugiant auprès de Lui. Parmi les
invocations rapportées (du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui)
figure celle-ci : « Chaque fois qu’un homme frappé de chagrin ou
de tristesse dit : Monseigneur, je suis Ton serviteur fils de Ton serviteur
et de Ton serviteur-femelle. Mon toupet est en Ta main. Ton jugement s’applique
à moi et Ton décret me régit. Je Te demande par tout nom que Tu T’es donné
ou appris à l’une de Tes créatures ou révélé dans Ton livre ou réservé la
connaissance pour Toi-même, Je Te demande de faire du Coran le printemps de
mon cœur, ma lumière intérieure, le moyen de me débarrasser des soucis et
de la tristesse, Allah effacera ses soucis et sa tristesse et les lui remplace
par la joie.
–
ô Messager d’Allah, ne devions-nous pas l’apprendre ? »
–
« Si, celui qui l’entend droit l’apprendre »
6
– essayer d’être moins attaché à la vie d’ici-bas et d’attacher ton âme à
la vie future. Car le fait de se préoccuper (excessivement) des choses de
ce monde accroît les soucis et fait que les problèmes que l’on rencontre nous
préoccupent (profondément) et nous empêchent de dormir.
7
– employer les moyens qui aident à soulager les cœurs (poitrines) et à dissiper
les soucis. Parmi ces moyens figurent la compagnie des pieux, la recherche
du licite et la diversification des activités pour rompre avec la monotonie
ennuyeuse.
Si
l’on sent le besoin de consulter un psychiatre, il n’y a aucun mal à le faire.
Mais il faut se méfier des tendances dévoyeés certains psychiatres !.
