Les transactions financières

Tes transactions

Allah incite à ce qu’on s’active et se mette en quête de sa subsistance sur la terre. Cela apparait clairement à travers certaines choses:

  • En effet, il a interdit à l’homme de mendier et réclamer de l’argent aux gens tant qu’il est capable de travailler et de fournir des efforts pour gagner sa vie. Il enseigne que celui qui quémande alors qu’il a la capacité et la force de travailler, perd de l’estime chez Allah et chez les hommes. Le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit: «L’homme, à force de mendier, rencontrera Allah (le jour du jugement) sans plus aucun lambeau de chair sur le visage» (al-Bukhârî 1405, Muslim 1040).

Le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : «Celui qui est touché par la pauvreté et qui l’expose aux gens, n’en sera pas délivré tandis que celui qui l’expose [seulement] à Allah est alors sur le point de recevoir d’Allah le don de la richesse» (Aħmad 3869, Abû Dâwûd 1645).

Tous les métiers licites sont des occupations honorables, irréprochables.
  • Tous les métiers de la fabrication [industrie etc.], des services et de l’exploitation [agricole, minière, etc.] sont des métiers honorables et non reprochables tant qu’ils restent dans le champ du licite [du point de vue de l’islam]. Or, les textes religieux enseignent que les prophètes pratiquaient les métiers licites de leurs peuples comme le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : «Tout prophète qu’Allah a envoyé a gardé les brebis» (al-Bukhârî 2143) et «Zakariyâ était menuisier» (Muslim 2379). Il en est de même des autres prophètes qui avaient des métiers comparables.
  • Celui qui, en travaillant, a une bonne intention, à savoir qu’il cherche à subvenir à ses besoins et ceux de sa famille en les mettant à l’abri de devoir mendier et à faire profiter les pauvres en dépensant pour eux, celui-là est récompensé [par Allah] pour son travail et ses efforts.

La règle générale concernant les transactions est qu’elles sont permises

La règle et le principe concernant toutes les opérations commerciales telles que la vente, l’achat, la location et autres transactions qui ont lieu entre les gens et dont ils ont besoin, est que cela est permis et autorisé à l’exception des choses qui sont interdites à cause de ce qu’elles sont ou en raison du mode d’acquisition.

Ce qui est interdit en soi (de façon absolue)

Ce sont les choses qu’Allah a prohibées pour elles-mêmes, qu’il est interdit de vendre, d’acheter ou de louer. On ne peut pas non plus participer à leur production et à leur diffusion auprès des gens.

Exemples de ce que l’islam a rendu interdit en soi (de façon absolue) :

  • Le chien et le porc.
  • Le cadavre d’un animal ou une partie du cadavre.
  • Les boissons enivrantes et alcoolisées.
  • Les drogues et tout produit toxique pour le corps.
  • Les outils diffusant la dépravation au sein de la population comme les bandes magnétiques (cassettes), les sites internet et les magazines licencieux.
  • Les idoles et les représentations des divinités adorées en dehors d’Allah.

Ce qui est interdit en raison de son mode d’acquisition

Il s’agit d’un bien qui en soi est licite mais qui devient illicite à cause de la façon de l’acquérir qui est préjudiciable à l’individu et à la société. Pour cette raison, il devient interdit. Les causes impliquant l’interdiction dans les transactions sont :

L’intérêt [ribâ], le caractère aléatoire (hasardeux) et inconnu (mal défini, imprécis) de la transaction, l’injustice [usurpation, fraude, escroquerie, etc.] et le jeu de hasard.

Nous détaillons cela comme suit :